LES TECHNIQUES DE PLEUROTOMIE ET LA SURVEILLANCE POST-OPÉRATOIRE
Le souci dominant du chirurgien qui traite une pleurésie purulente est d'obtenir, après drainage, l’effacement de la cavité pleurale et la cicatrisation définitive des plans pariétaux. Certains auteurs admettent que les chances de fistulisation sont très minimes si on emploie la gymnastique respiratoire, et que le passage à la pleurésie chronique fistuleuse est presque toujours le fait d’une tuberculose méconnue. Ce que nous avons observé au cours de notre internat nous porte à croire que la fistule pleurale n’est pas encore devenue une rareté, malgré les exercices spiroscopiques et indépendamment de toute évolution tuberculeuse. Savoir que celle-ci est souvent en cause est une acquisition utile et qui doit toujours intervenir dans la discussion thérapeutique ; mais notre conviction est que des pleurotomies incorrectes, ou même parfois correctes, peuvent aussi, et non exceptionnellement, aboutir à la fistule, sans que la tuberculose intervienne.
C’est dans cet esprit que nous allons étudier et discuter les différentes modalités de la pleurotomie.
Il n’est d’ailleurs dans nos intentions ni de reprendre