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Ceci n’aboutit d’ailleurs qu’à confirmer la convenance de l’incision la plus couramment pratiquée,sur la ligne scapulaire, qui se situe, dans la moyenne des cas, sur l’axe vertical médian de la cavité.
Autopsie |
Homme de 73 ans, hospitalisé in extremis — signes de bronchopneumonie — ponction sur la ligne axillaire postérieure gauche : pus à pneumocoques. ,
Il existe des fausses membranes et des cloisonnements parüels, lâches, sur toute la face antéro-latérale du poumon gauche jusqu'à la ligne axillaire. sd
En arrière : adhérences latéro-rachidiennes atteignant les têtes costales, sur les 2/3 supérieurs de la hauteur du poumon. A la base, la cavité s’étend sur le flanc du rachis.
Le sinus costo-diaphragmatique est normal, non comblé, sa profondeur est sensiblement égale à celle du côté opposé. La déclivité correspond à la ligne scapulaire.
Poumon gauche : pneumonie lobaire.
Autopsie II
Femme de 35 ans, enceinte de sept mois — broncho-pneumonie. Ponction exploratrice à droite : liquide séro-purulent contenant du streptocoque.
La cavité pleurale est remplie de séro-pus sanguinolent, très. abondant. Le sommet, la face antérieure, la face latérale du poumon sont absolument libres.
En arrière : adhérences serrées sur le rachis et l’extrémité vertébrale des côtes, sur une hauteur d’un travers de main, en regard de la région hilaire. L’arrachement de la zone adhérente donne issue à une petite quantité de pus épais, onctueux, très différent du séro-pus qui occupait le reste de la cavité.
Cul-de-sac costo-diaphragmatique absolument libre. Déclivité sur la ligne scapulaire.
Poumon droit : gros foyer de la base avec une multitude de petits abcès corticaux.
Autopsie III
Femme de 65 ans, hospitalisée après un épisode pulmonaire traînant de la base droite.
La ponction exploratrice donne, sur la ligne axillaire, du pus franc. Plusieurs examens bactériologiques restent sans résultat (mais l’échantillon prélevé au cours de la pleurotomie montrera quelques rares streptocoques).
Malade fatiguée, cyanosée. La ponction évacuatrice ayant laissé à sa suite une tuméfaction qui fait redouter un abcès pariétal, la malade est adressée au chirurgien, malgré le soupçon de tuberculose pleurale possible.
Intervention à l’anesthésie locale, après administration de 2 grammes de chloral et de 0 gr. 01 de chlorhydrate de morphine. Pleurotomie à minima, par introduction d’un drain, à frottement, dans le huitième espace et siphonnage.
Pus vert, sans fausses membranes ; aucun shock, aucun accès de toux: La malade s’endort sur la table d'opération, sans fléchissement du pouls. Une heure après le pouls faiblit, la respiration devient stertoreuse. Décès à la deuxième heure, dans l'interprétation duquel nous pensons devoir donner une part à l’action toxique de la préparation médicamenteuse.
Aulopsie : plèvre et poumon gauches sains.
À droite, plèvre cloisonnée en avant jusqu’à la ligne axillaire moyenne. Le sommet adhère et la coalescence descend jusqu’à la partie moyenne de la face postérieure du poumon. Celui-ci est accolé au flanc du rachis, sur toute sa hauteur, jusqu'aux têtes costales-
Le sinus costo-diaphragmatique est comblé, surtout à la partie externe de la cavité. La déclivité est un peu en dedans de la ligne scapulaire. (La pleurotomie effectuée se situe à quatre ou cinq centimètres au-dessus du point déclive).
Donc cavité occupant la moitié inférieure de la plèvre costale postérieure, entre deux zones d’adhérences, l’une latéro-vertébrale, l’autre antéro-latérale commençant sur la ligne axillaire.
Plèvre viscérale : épaississement atteignant deux à trois centimètres (la découverte du pus remonte à trois semaines).
Poumon : hépatisation du lobe inférieur. Pas de lésions tuberculeuses (un fragment prélevé et examiné au laboratoire d’histologie pathologique de la fondation Curie, en confirme l'absence).
ATOS
Autopsie IV
I] s’agit d’un malade longtemps suivi dans un service de médecine. Après une longue hésitation on porte le diagnostic de phlegmon périnéphrétique gauche. Les signes pleuraux sont interprétés dans le sens d’un épanchement réactionnel et la ponction exploratrice n'est pas faite.
Transporté dans une salle de chirurgie, le malade succombe après 24 heures.
On ne trouve aucune suppuration péri-rénale, mais une pleurésie purulente gauche. Celle-ci est authentiquement une pleurésie purulente de la grande cavité, la corticalité du poumon étant entièrement libre d’adhérences.
Abcès cortical très net du poumon gauche.