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l'historique des procédés, ni de faire une revue générale des méthodes très nombreuses qui ont été préconisées.
Nous décrirons seulement les techniques les plus usuelles, en précisant en cours de route quelques façons de faire qui nous semblent recommandables.
Très schématiquement, on peut dire que les procédés utilisés se ramènent à trois grandes catégories :
a) Ceux qui, ouvrent largement la plèvre et la drainent largement, sans souci de l’étanchéité du drainage et de la permanence du pneumothorax.
b) Ceux qui après ouverture de la plèvre et évacuation de son contenu, tendent à installer un drainage irréversible.
c) Ceux dont le but est de glisser dans un espace, à frottement, un système de drainage irréversible, sans exporation et sans évacuation immédiates de la cavité.
Quelle que soit la technique utilisée, le malade peut être préparé à l'intervention, faite sous anesthésie locale, par l'administration d’un hynoptique, suivie d’une injection de chlorhydrate de morphine ou d’extrait total d’opium. Cette pratique assure dans beaucoup de cas une remarquable tranquillité opératoire. Mais elle doit être utilisée avec prudence chez les sujets âgés. Nous avons vu plusieurs fois la semi-narcose qu'elle entraîne se prolonger pendant des heures et observé un décès pour lequel le rôle toxique de
cette préparation parut intervenir lourdement (autopsie ES IPS
L’opéré peut être couché sur le côté, s’il est en état de grande fatigue. Sinon, nous préférons la position assise.
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Notre maître, le Dr J.-L. Roux-Berger, a fait construire, pour la chirurgie thoracique, un dispositif composé d’un accoudoir et d’un appui frontal, montés sur un même axe métallique, adaptable au bord latéral des tables d'opération. Cet appareil assure une fixité satisfaisante du tronc et diminue la fatigue de l’opéré.
Le thorax est très largement iôdé., Un champ autour de la nuque, quelques autres autour du siège donnent une protection suffisante, sans qu’il soit utile de chercher un encadrement exact et toujours caduc de la zone opératoire.
1. La pleurotomie large avec résection costale suivie de drainage à thorax ouvert.
L’anesthésie locale doit être faite avec grand soin. Celle des plans superficiels ne présente aucune difficulté. L’effort sera porté vers la perfection de l’anesthésie périostique qui permet, si elle est correcte, une rugination à peu près indolore de la côte. Nous infiltrons d’abord le périoste de la face superficielle, puis celui des deux bords, en piquant faiblement l’aiguille de centimètre en centimètre, dans les insertions des formations intercostales, au ras de l’os, et en injectant chaque fois un ou deux centimètres cubes de liquide. La solution de novocaïne à 1 /200€ convient parfaitement.
Le lieu de l’incision sera déterminé toujours par la ponction exploratrice. Certains conseillent d'attaquer la côte sus-jacente à l’espace où le pus a été découvert au plus bas. Nous attaquons généralement la côte sous-jacente.
Jourdan