RARES
nique du poumon par delà une cavité pleurale chirurgicalement ouverte, n’est pas toujours vain. La preuve en est dans la façon parfois surprenante dont le murmure vésiculaire devient perceptible quelque temps après l’opération. Il va s’en dire que plèvre et poumon opposés seront étroitement surveillés.
Quant à l’existence d’une autre cavité suppurée pleurale, elle ne peut être établie que par la ponction exploratrice, lorsque les recherches cliniques et radiologiques ont rendu suspecte une zone de la plèvre plus ou moins distante de la poche drainée.
Ajoutons que si aucune de ces hypothèses ne se vérifie, il faut savoir pousser l’examen et envisager la possibilité d’une péricardite purulente, d’une collection sous-phrénique d’un abcès périnéphrétique.
Mais la température peut se maintenir pendant assez longtemps au-dessus de 389 sans qu'aucune des interprétations que nous venons d'indiquer ne soit valable.
Il nous a semblé que le fait pouvait s'expliquer parfois par la seule persistance de la suppuration cavitaire. Lorsqu'on a complètement évacué la plèvre au cours d’une pleurotomie large, le pansement est pendant quelques jours abondamment souillé. C’est donc, et le contraire seul serait surprenant, que les parois de la cavité continuent « à faire du pus ». Normalement cette suppuration, cet état pleural suppuratif, est passager et apyrétique.
Mais il peut ne pas en être ainsi, et notre conviction est que certaines prolongations inexplicables de la fièvre des pleurétiques opérés doivent lui être attribuées.