‹ À Propos Du Traitement Chirurgical Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses De La Grande Cavité Chez L'AdulteChapitre 17 sur 64 · C. Les exercices respiratoires · texte numérisé non relu

C. Les exercices respiratoires

Tout a été dit à leur sujet, et le Dr Pescher a consacré sa vie à une véritable croisade pour la spiroscopie. On peut relire dans son livre l’observation princeps qui établit, chez un blessé de poitrine, l’efficacité de la méthode.

A moins qu'il n'existe des lésions pulmonaires encore importantes, les exercices doivent être commencés dès le lendemain de l'intervention, puis continués et intensifiés sans arrêt.

La spirométrie proprement dite, à ce moment importe peu. La mesure et l’amélioration de la capacité respiratoire appartiennent à la convalescence. Ce qu’il faut c’est déterminer une hyperpression intra-bronchique et intraalvéolaire qui dilate le poumon et conduise sa corticalité vers la paroi. Le sujet doit, pour cela, souffler contre un obstacle. Il aura davantage de bénéfice à expirer ainsi, à force, quatre ou cinq fois dans la journée qu’à faire, pendant des heures, barboter dans une bouteille quelques bulles d’air émises avec précaution.

L'appareil est sans importance. Celui de Pescher est parfait. Mais on pourrait tout aussi bien utiliser une trompette ou un ballon de baudruche. Par contre, il est essentiel d'appliquer rationnellement les exercices. Il faut les espacer, les doser en puissance, en conseillant au malade d'éviter la fatigue et surtout le vertige qui apparaît en cette matière comme le seuil de l'excès ; les intensifier progressivement chaque jour, c’est-à-dire en augmenter le nombre, la force et la durée.

Il faut encore user de persuasion, expliquer à l’opéré la signification et l'importance de cette gymnastique. C'est

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