‹ À Propos Du Traitement Chirurgical Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses De La Grande Cavité Chez L'AdulteChapitre 24 sur 64 · PAGES · texte numérisé non relu

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On en arrive tôt ou tard à un drainage incorrect qui n’a que très peu de chances d'aboutir à la guérison de la pleurésie. Sans doute, ce drainage peut-il permettre pendant quelque temps une évacuation suffisante de la cavité et jouer ainsi un rôle important dans l'amélioration de l'état général du malade. Mais nous pensons qu’attendre de lui une improbable guérison serait une faute thérapeutique lourde et qu’il faut dans les trois semaines suivant la confirmation de l’échec, réintervenir pour attaquer la plèvre au point déclive et la drainer à thorax ouvert.

La pleurotomie à minima, que nous utilisons très volontiers dans des circonstances déterminées, a donc ceci de spécial qu’assez rapidement au cours de l’évolution, on peut conclure à la réussite ou à l’échec. Lorsque les suites sont favorables, elle est une grande satisfaction pour le chirurgien, dans ce sens qu’elle permet, avec le minimum de risques et dans le minimum de temps, des guérisons d’excellente qualité. Mais lorsque l’insuccès s’avère, il faut savoir lui donner presque immédiatement une signification formelle.

On peut dire, sans s’écarter beaucoup de la vérité, qu’une pleurotomie à minima qui marche bien est un très beau succès thérapeutique, mais qu’une pleurotomie à minima qui marche mal équivaut, dans l’ordre du pronostic pleural, à un échec absolu, dont la reconnaissance indique à bref délai-une intervention de drainage plus large et plus sûre.

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