‹ À Propos Du Traitement Chirurgical Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses De La Grande Cavité Chez L'AdulteChapitre 28 sur 64 · LAS AS · texte numérisé non relu

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corder chaque jour un regard à la courbe thermique et au bocal. Pour une pleurotomie à thorax ouvert, il faut consacrer chaque matin dix minutes à un pansement malpropre, ce qui est difficile pour un chirurgien actif. Or, il est évident que, si ce soin est confié à un tiers, la méthode perd une très grande partie de ses avantages.

Notre position se résume en définitive dans un choix entre la pleurotomie à thorax ouvert et la pleurotomie à minima. L’irréversibilité du diainage est certainement une condition indispensab'e, loisque la pénétration du drain est aveugle, probablement non déclive et la pleurotomie à minima ne peut être conçue sans elle. Par contre, lorsque l'ouverture est large et parfaitement déclive, elle est seulement un avantage, un avantage non forcément prédominant, dont le coefficient d'importance apparaît précisément comme l’axe même de la discussion.

Nous en arrivons donc à envisager le mécanisme de fermeture de la cavité pleurale.

En 1929, à la Société Nationale de Chirurgie, de multiples communications plaidèrent en faveur du thorax fermé. Des considérations sur la physique des gaz intervinrent et, pour éclairer le probième, le Pr. P. Delbet présenta un ingénieux appareil : un bocal de verre y figure la paroi thoracique, un ballon de caoutchouc dilatable par insufflation, le poumon ; un tube de caoutchouc adapté à la partie inférieure du bocal correspond au drainage, qu’on peut à volonté faire libre ou irréversible. Cet appareil permet d’objectiver le rôle de l’irréversibilité du drainage en montrant que le ballon dilaté garde de lui-même contact avec

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