‹ À Propos Du Traitement Chirurgical Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses De La Grande Cavité Chez L'AdulteChapitre 31 sur 64 · ST ST ARE · texte numérisé non relu

ST ST ARE

MER 5 4ans:

Hospitalisé le 2 avril 1932 pour pneumonie de la base droite. Peu après, la ponction exploratrice on découvre un épanchement séro-fibrineux, qui devient purulent en quelques jours. L’examen bactériologique montre du pneumocoque. Les crachats ne contiennent pas de bacilles tuberculeux.

Le malade est soigné dans un service de médecine jusqu’au 2 mai. À ce moment la température est oscillante, inégale, entre 37 et 39.

Sujet amaigri, pâle, dyspnéique, mais donnant l'impression d’une résistance générale encore satisfaisante. Pas de signes parenchymateux perceptibles. Expectoration peu abondante. Le cœur est normal. La tension artérielle de 10-6. Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.

Intervention le 7 mai : résection de la dixième côte sur la ligne scapulaire, sur cinq centimètres environ. L’épanchement est abondant, riche en fausses membranes. La cavité est vaste, le poumon lointain, la plèvre fortement épaissie. Après un nettoyage minutieux, on installe un drainage libre, parfaitement déclive, constitué par un tube unique et volumineux.

La température monte à 390 5 le lendemain soir, puis baisse rapidement et atteint 379 le cinquième jour. Le pansement est quotidiennement vérifié ; aucune rétention ne se mamifeste, mais le poumon reste éloigné. L’écoulement diminue très vite; au cinquième jour, l’apyréxie étant acquise et le suintement insignifiant, on essaie de supprimer le drain. Cette tentative, trop précoce, est suivie d’une réascension thermique à 389 5. On rétablit alors le drainage, qui sera supprimé de façon définitive le onzième jour. À cette date pourtant le poumon est encore distant, malgré les exercices spiroscopiques entrepris dès le lendemain de l’opération.

La température est stable, à 37, 370 5 depuis le septième jour. La béance de la plaie pariétale reste suffisante pendant une semaine environ pour apprécier les modifications du poumon, qui se rapproche de la paroi, mais reste encore séparé d'elle de trois à quatre centimètres. L'évolution est ensuite suivie par la radiographie qui montre une opacité irrégulière des 2 /3 inférieurs du champ pulmonaire, sans aucun niveau liquidien.

Le malade présente à ce moment un œdème malléolaire bilatéral, sans albuminurie, sans signes de défaillance cardiaque, dont l'interprétation échappe. La plèvre est fermée dans les premiers jours de juin, en moins d’un mois. L'état général est

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très satisfaisant, le malade a repris plusieurs kilogrammes ; il quitte l'hôpital au début de juin, complètement cicatrisé. Une dernière radiographie a établi que le champ pulmonaire droit était complètement nettoyé ; le diaphragme apparaît surélevé et déformé, mais net dans son contour.

L'opéré est revu à la fin d’août en excellent état général et local.

Mme B.., 34 ans.

Opérée le 12 mars 1932. Gastro-entérostomie pour ulcère de l'estomac. Anesthésie à l’éther. Broncho-pneumonie post-opératoire avec dyspnée et cyanose intenses. Température à 3905,

Le 25 mars l’évolution de la plaie abdominale étant terminée, l’opérée est dirigée sur un service de médecine. La broncho-pneumonie prend une allure traînante. Après une quinzaine de jours la dyspnée et la cyanose diminuent. Nous revoyons la malade le 19 avril, très pâle, très asthénique, ayant considérablement maigri ; température à 380 5. La veille, la ponction exploratrice a découvert, à droite, un épanchement purulent : pus fluide, dans lequel on trouve du sfreptocoque. Une ponction évacuatrice de 300 grammes n’améliore que très passagèrement la situation. On décide de faire une pleurotomie à minima, car il semble qu’une temporisation plus longue pourrait être fatale.

Le 22 avril : pleurotomie à minima portant sur le huitième espace. Aucune quinte de toux, shock nul.

Immédiatement des exercices spiroscopiques sont commencés.

Pendant les 24 premières heures, un litre de pus est évacué, 3 [4 de litre le deuxième jour, 1 /4 le troisième, puis l'écoulement devient insignifiant.

Le 27 avril, au cinquième jour de la pleurotomie, il est com-

plètement tari. L’apyréxie est acquise depuis le 25. Le lendemain on supprime le drainage, au 6€ jour, par conséquent. La température reste normale, la petite plaie suinte de façon insignifiante, et se cicatrise rapidement. Au 15€ jour, le trajet est oblitéré. Les radiographies montrent un épanchement résiduel minime qui se résorbera ultérieurement.

La malade quitte l’hôpital le 14 mai, trois semaines après la pleurotomie. Un mois plus tard elle accuse une augmentation de poids de six kilogrammes et reprend son travail d’infirmière.

Revue fin octobre, en parfait état.

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