CHAPITRE II
INDICATIONS DANS LES VARIETÉS FRÉQUEN- TES DE PLEURESIES PURULENTES (pleurésies streptocciques, pleurésies pneumococciques)
Il ne nous appartient pas de modifier la classification habituellement admise des pleurésies jpurulentes de la grande cavité. Tous les traités médicaux récents donnent une classification bactériologique, qui se justifie par les singularités étiologiques, évolutives, pronostiques apportées par chaque microbe.
La très grande majorité des pleurésies purulentes observées relèvent soit du streptocoque, soit du pneumocoque, ou tout au moins d’une flore microbienne dominée par l’un de ces deux germes.
Netter, en s'appuyant sur une statistique importante, admet que la pleurésie streptococcique est trois fois plus fréquente que la pleurésie pneumococcique. C’est vrai sans doute, en raison de l'énorme apport de suppurations à streptocoque de certaines épidémies grippales. Mais hors cette éventualité, la pleurésie à pneumocoques s’observe plus habituellément.
La pleurésie à streptocoques est très souvent une complication des broncho-pneumonies consécutives aux mala-