‹ À Propos Du Traitement Chirurgical Des Pleurésies Purulentes Non Tuberculeuses De La Grande Cavité Chez L'AdulteChapitre 50 sur 64 · EE · texte numérisé non relu

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détermine une amélioration très sensible, on est en droit de penser que l’épanchement purulent joue un rôle important dans la génèse des phénomènes pathologiques. Si, au contraire, elle reste sans effet, on peut admettre que la plus grande part revient à la pneumopathie.

Au total il n'importe pas tellement de s'attacher au tour de force qui consisterait à se faire une représentation exacte de l’état du parenchyme pulmonaire par delà l’épanchement, que surtout de retenir les symptômes qui doivent faire considérer la pleurotomie comme immédiatement dangereuse. Parmi ceux-ci, il faut mettre au premier plan :

La grosse dyspnée accompagnée de cyanose ;

Le pouls incertain, mou, très accéléré ;

La tension artérielle basse, et peut être aussi le fait que ces signes sont peu modifiés par la thoracentèse évacuatrice.

Tentons maintenant de préciser une chronologie moyenne. L’épanchement est habituellement découvert tôt, entre le cinquième et le dixième jour de la maladie pulmonaire. L'amélioration attendue se manifeste, nous l’avons dit, fréquemment entre le quinzième et le vingtième jour. C’est donc entre dix et quinze jours, après la constatation par ponction exploratrice de la pleurésie purulente que la pleurotomie peut être envisagée.

S'il s'agit d’un malade résistant, jeune, dont le cœur a été peu atteint par la maladie, pour lequel les gros signes fonctionnels respiratoires se sont vite améliorés, la pleurotomie large suivie de drainage à thorax ouvert nous paraît être le procédé le meilleur. Là où le risque vital semble nul, ja méthode de grande sécurité pleurale est indiquée.

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