AUDE
trajet pariétal continuant à Conner un écoulement assez abondant, on décide c'e réintervenir. Une radiographie après injection de lipiodol fait croire qu’il s’agit a’une cavité minime. Température à 380.
Anesthésie loco-régionale. On réséque un gros bloc fibreux pariétal entourant le trajet, qui correspond à la déclivité exacte. La côte sus-jacente est réséquée sur cinq centimètres. À ce moment l’exploration devient aisée. On constate que la cavité est peu profonde, mais plus vaste que la radiographie ne le faisait prévoir. Le doigt n’atteint pas sa limite supérieure. La plèvre viscérale est épaissie, brillante ; des amas pseudo-menbraneux la recouvrent par endroits, adhérents au point que seule la curette peut les détacher.
La fragilité du malade interdissant une opération plus étendue, on met en place un drain volumineux. L’impression est qu'il faudra réintervenir après quelques semaines, dans le sens d’une thoracoplastie ou d’une thoracectomie. Après l'opération, la plèvre est étroitement surveillée et quotidiennement désinfectée au Dakin, les exercices spiroscopiques sont chaque jour exécutés.
La cavité se comble progressivement et, contre toute prévision, se ferme en un mois.
Le 1er juillet le malade quitte l’hôpital, cicatrisé, apyrétique, accusant une augmentation de poids de six kilogrammes depuis l'intervention.
‘Revu en décembre, complètement cicatrisé.
Nous regrettons de ne pouvoir fournir une documentation plus importante. Plusieurs fois, il nous a été donné d'observer des faits similaires à une époque où nous n’envisagions pas ce travail. D'ailleurs cette question des réinterventions précoces est trop à la limite de notre sujet pour que nous y insistions plus longuement. Mais elle nous semble être d’un intérêt réel et nous serions heureux qu’elle puisse mériter l'attention d’un jeune camarade d’internat. On a trop écrit sur les pleurésies purulentes aiguës et les fistules pleurales, pas assez peut être sur ce stade intermédiaire des cavités à peine vieillies.