RE TN
Ce sont là des notions acquises. Mais nous sommes beau coup moins renseignés sur la topographie des coalescences qui se produisent entre les deux feuillets dans le plan horizontal, sur la ligne, qui suivant la corticalité pulmonaire, s'étend du cul-de-sac vertébro-médiastinal au cul-de-sac sterno-médiastinal ; autrement dit sur la représentation schématique qu’il faudrait accorder à une coupe horizontale imaginaire, intéressant la cavité suppurée à mi-hauteur.
En dehors, la limitation semble assez souvent correspondre à la ligne axillaire moyenne. Au cours des pleurotomies larges avec résection costale, on peut convenablement explorer dans cette direction. Et l’expérience apprend que le clamp courbe, utilisé pour ces manœuvres, est souvent arrêté sur une verticale passant dans l’aisselle. Il faut avouer d’ailleurs que l’exploration n’est pas toujours probante et que l’arrêt peut aussi bien être déterminé par une mauvaise courbure de l’instrument.
En dedans l’appréciation est plus difficile. Parfois, on atteint la face latérale de l’avancée rachidienne ; souvent on n’y réussit point, sous pouvoir aboutir à une opinion ferme sur la topographie de la coalescence.
Nos constatations autopsiques nous ont montré trois fois sur quatre un cloisonnement partiel ou total de la cavité sur le flanc du rachis. Elles sont évidemment trop peu nombreuses pour avoir une grande signification. Il nous semble cependant que le terme de collection cloisonnée de la plèvre costale postérieure correspondrait mieux à la réalité que celui de pleurésies de la gouttière costo-vertébrale qui éveille, dans l’ensemble, l’idée d’une topographie trop
interne.