‹ À Propos du Traitement Chirurgical des Ulcères Perforés Gastro-DuodénauxChapitre 25 sur 63 · RÉSULTATS TARDIFS DE LA SUTURE SIMPLE · texte numérisé non relu

RÉSULTATS TARDIFS DE LA SUTURE SIMPLE

Les résultats tardifs de la suture simple sont égalèment étudiés, quoique pour noys il semble illogi-

ed

j £ a . . j : £ . . , que de vouloir: juger une intervention d'urgence et dirigée, non contre la maladie ulcéreuse, maïs bien

contre sa complication, sur les. résultats tardifs et éloignés au point de vue de la date de l’ulcère. LAE Que désirons-nous ? Avant tout, sauver la vie du

malade ; ensuite, si les résultats éloignés sont mau-

vais, si le malade souffre, pourquoi ne pas faire, en

toute sécurité, à froid et au mornent déterminé par.

nr une opération plus complète? \

* Quoi qu'il en soit et quoique nous. n’ayons eu au-, cune prétention à la cure radicale de l’ulcère, nous sommes bien forcés de constater que très souvent la

suture simple de la lésion ulcéreuse perforée a étë suivie pendant une très longue période d'une guéri-

son qui a semblé complète.

Certains auteurs ont depuis longtemps insisté sur les résultats heureux de la suture. simple de l’ulcère perforé. Mayo, dès 1906, émit l'opinion que la perforation mettait fin au processus ulcéreux et mar-

.quait la terminaison dela maladie.

En r1920, M. Lagoutte présente à la Société de Chi-

. rurgie une statigtiqué que nous reproduirons por-

tant sur 9 malades opérés et suivis de 2 mois à 9 ans. Sept parmi eux ont eu des suites éloignées aussi bonnes, alors qu’ils avaient subi la suture. simple, que les deux autres qui avaient subi une suture complétée par la gastro- -entérostomie.

« Il semblerait, dit M. pes que futaie arrivé au stade de perforation soit au terme de son évolution et guérisse spontanément après suture ».

sieurs reprises en disant «hé slément de a‘ perfora- RER û

se comporter d’un ulcus perforé et traité par la : Su ture.

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‘En Lan Gibson, à la Société de Ubiréteté de ba ” 4 ris, résume l'opinion qu'il avait déjà ‘émise à plu-\ FNAC

tion semble être une phase curative, comme on le voit, d’ailleurs, quand l'élimination d'un. sphacèle provoque la guérison ». Un certain nombre de chi- : rungiens se rallient à cette opinion: Cependant avant de pouvoir Faccepter nous devons la discuter.

. Plusieurs facteurs‘interviennent dans la facon de

STE f 1'ARRUE DNCSOS NE FU Fa y E LE à RARE ñ = PR CCRI À à *

ND Olaon clinique intétieure.

2 siège 'qui semble conditionner la forme anatomo- pathologique de la lésion. Eu LA a DR AR

1° Nous sommes tant de ee de: M. Pa

: pin qui, en analysant les observations d’ ulcère per-

foré guéri. après simple suture dans la statistique de

.. M. Lagoutte, constate qu ‘ils agit, dans la plupart des ÿ

càs, d'ulcères peu indurés ou presque souples. Radoïevitch vérifie ce fait dans de nombreuses in-

terventions. , &

Nous avons vü que, dans notre statistique, les ulcères perforés. siègent, le plus souvent, sur le duodénum et sur le pylore ; leur: orifice. petit, le manque d’induration ou l’induration souvent fort limitée les font entrer dans cette catégorie d’uleus ‘qui seront: guéris par la simple suture. | |

Et si nous insistons sur ce fait, c’est que nous. avons constaté que c'était le cas le plus fréquent. :.. : :

net à Cire D Cu L'ulcère latent ou l’ulcère à évolution rapide, ayant évolué vers la perforation, « a de grandes chances de rester latent après celle-ci ».

- Il semble posséder, du fait de ces ui cliniques antérieures, comme une sorte de particularité qu ‘il peut garder après l'intervention.

C’est de ces ulcères que l’on peut. dire qu'ils nais- -Sentvet meurent, perforés. C’est à ce groupe d’ ulcères, à marche très aiguë, ulcères latents et ‘ulcères souples ou peu indurés, que s applique l'opinion que la phase de perforation est devenue une phase de guérison. | NE

Pour tous les ulcères anciens, indurés, calleux, —. et ce sont les plus nombreux — il est plus exact d'envisager la perforation, non comme un phénomè curatif, mais comme un épisode accidentel survenu au cours de l’évolution de l’ulcus.

Mais à cette idée d' ulcus : ancien calleux nous opposerons les faits que nous avons mis en évidence en comparant la date d’ évolution de l’ulcus et sa forme anatomique.

Nous avons pu conclure que la forme anatomique n’était pas en réalité fonction de l’évolution plus ou moins ancienne; un uleus âgé chronique n'est pas forcément un uleus induré et calleux. :

Nous nous sommes attachés à montrer que bien plus souvent le siège de l’ulcus déterminait, quel que soit son âge, la forme anatomique.

Si bien que nous nous permettons de conclure qu’en général, les ulcus pyloro-duodénaux à évolu-:

tion rapides ou lente. , souvent so Ies ou peu indurés, relèvent de oe tire et que dans la suite on aura toutes les chances de les voir guérir par la simplésüture: "41 Le LRO PR

Comme il s agit de la grosse majorité des uleus… perforés, nous pouvons estimer déjà que toute in- tervention Hour curative aura des chances

de se trouver inutile. - FR GER Sp + Au contraire, nous nous | “beans à trouver. souvent des ulcus indurés largement et impossibles à suturer sans avoir recours à la plicature, quand nous tombons sur un ulcus du COrps de l'estomac, ou de la petite courbure.

Dans ce cas, les suites opératoires et les resta té | tardifs peuvent ne pas être une évolution vers la | guérison de la maladie ulcéreuse.

| Nous sommes prévenus que de par leur siège, dans certains cas; nous serons obligés de réintervenir, mais avec quelle fréquence? Notre statistique n'est pas très fournie à ce sujet. Sur les cas guéris de la première intervention, on a été obligé de faire la gastro-entérostomie seulement chez deux -malades. Une fois très tardivement chez un malade sutuvé d’une perforation duodénale en 1918, qui présen-

tait, en 1923, un retard dans l'évacuation gastrique, constaté à la radioscopie, et des douleurs faisant : penser à un ulcus pylorique ou juxta-pylorique. |

Il nous semble que, dans ce cas, l’on ait eu affaires à une récidive de la maladie ulcéreuse sur le Pylore.

Un deuxième da à gastro- entérostomisé se- condairement par M. Lapointe, non pas en raison | de Ja gêne ou des troubles douloureux, mais plutôt

Le J

par système. LE PRE EE TERRE

À part ces. deux * cas, les taie Sulvis furent %

laissés sans intervention secondaire.

. Pour nous qui avons suivi douze Hralades depuis leur perforation, depuis un an pour certains, depuis six mois pour d’autres, nous pouvons assurer qu'aucun ne présente à l'heure actuelle de troubles douioureux ou de troubles mécaniques. TE

Mais si, dans la suite, nous trouvions chez l’un de nos “malades une récidive de la maladie ulcéreuse, nous aurions la possibilité de faire à froid une intervention curative, moins choquante que celle que nous eussions pratiquée à chaud.

Les résultats tardifs de la suture sont bee plus encourageants que ne semblent le dire ses détracteurs, puisque, en réalité, la plupart des ulcères présentent les caractères anatomo- pathologiques qui permettent d’ espérer la guérison dès l'intervention par la simple suture, et en tous cas nous nous sommes bornés à l'intervention minima qui, à chaud, satisfait le plus aux conditions de toute intervention

d'urgence.

nm | S | | Technique de la suture simple

Nous nous excusons de doter la technique \sui- “

vie dans le service. du Docteur Lapointe, 1 interven-

tion est tellement simple qu'il semble un peu pré AE ae

\ tentieux d'en donner une technique spéciale.

Cependant nous insisterons Sur les différents Sen

temps qui nous permettent de considérer avec con- ns

fiance les résultats.

Anesthésie. ide NS meer A.

En général, nous avons toujours fait. précéder l'intervention et. l’anesthésie d’une piqûre de mor-

phine de x centigramme, même chez. Fe malades fortement choqués.

‘En même temps nous avons 'Habihide de |

dix à vingt centimètres cubes d’ His éthérée camphrée du Codex. Le temps passé à préparer le malade permet à la morphine d'agir, et ménage une

anesthésie plus” calme ét moins difficile à donner avec des quantilés d’anesthésie infiniment moins

grandes.

Nous donnons de l’éther ou du chloroforme suivant l’état pulmonaire du patient.

Position du malade

Avant de commercer l'intervention, au moment où le malade dort, on fait glisser un gros billot for-

mé par une ou des alèzes roulées sous la base qu thorax.

| on enlèvera ce billot au moment où oh refermera la paroi el | Nous trouvons de multiples avantages à cette ma-

nière de faire : “exposition plus parfaite de la région

à opérer, dégagement de la zone sous-hépatique qui Fa

devient moins profonde et mise en lumière du canal duodéno-pylorique, avec moins de tiraillements sur les mésos.

Position du chirurgien Le chirurgien se met à droite.

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