‹ A propos du traitement radiothérapique de la Maladie de Duplay ou périarthrite scapulo-humérale calcifianteChapitre 8 sur 29 · A. — DÉFINITION · texte numérisé non relu

A. — DÉFINITION

On définissait habituellement la périarthrite scapulo-humérale comme une inflammation chronique de la bourse séreuse acromiale.

Les autres bourses séreuses de l’épaule, aujourd’hui Inieux connues, ainsi que les parties tendineuses, peuvent également participer au même processus inflanmmatoire.

BE TIOLOGIE.

Les classiques tenaient pour «certaine et admise par tous» l’origine traumatique de la périarthrite scapulo-humérale. Elle succède aux traumatismes de l'épaule : contusion plus ou moins violente, distorsion, luxation de l’humérus, luxation de la longue portion du biceps, fracture parcellaire où non de lextrémité supérieure de Phumérus ou tubérositaire.

Dupray invoquait lépanchement sanguin dans la bourse séreuse, et le développement d’une véritable arthrite ankylosante avec production de calcification. KieNBôcK, lui aussi, pensait que la calcification est due à un hématome de la bourse séreuse.

ATOS

Il est certain, évidemment, que l’articulation de l'épaule cachée sous un épais matelas musculaire; cravalée de tendons, entourée de nombreux plans de glissements différenciés ou non, mais dépourvue par rapport aux autres articulations, d'appareils de contension robustes et de joints articulaires solides, réagit au traumatisme plus encore par son tissu périarticulaire, que par ses parties osseuses.

Cependant, comme le font ressortir des observations insérées ci-après, si on relève souvent la notion de traumatisme de l’épaule ou du bras dans les antécédents de ces malades, cette étiologie n’est certainement pas la seule, car dans de nombreux cas, la notion de traumatisme a passé complètement inaperçue ou même n’a jamais existé.

D'autre part, le traumatisme ayant porté sur une épaule, et étant tenu pour responsable des lésions périarticulaires avec calcification, on est étonné de découvrir les mêmes lésions au niveau de l’autre épaule qui, elle, n’a pas été traumatisée. Il est infiniment probable que ces lésions, totalement silencieuses, préexistaient au traumatisme et qu’elles ne sont devenues douloureuses qu’à l’occasion de celui-ci.

D’autres auteurs, comme BERGONIÉ et SPEDER, y voient des lésions d’origine infectieuse et notamment la syphilis; tandis que WREDE en fait une maladie diathésique plus ou moins liée à Flarthritisme (en effet, ces lésions se voient chez les malades qui ont atteint el même dépassé 40 et 50 ans). Mais pour lui, il ne s’agit pas des bourses séreuses mais de lésions intéressant les tendons des muscles scapulaires,

re

Nous donnons plus loin l’opinion de LERICHE sur la pathogénie de ces lésions.

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