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2° Elle ajoute encore à l'intervention ordinaüre le risque pour le malade du fait d'une prolongation de l'opération. Elle allonge la durée de l’anesthésie et augmente ainsi le danger des complications pulmonaires.
La rapidité de l'intervention est, en effet, un des coefficients de succès. D'ailleurs les conditions opératoires sont souvent mauvaises : « anesthésie tumultueuse, abdomen plein de liquide, transes intestinales souvent distendues avec. des fausses membranes ». Ces conditions n'encouragent pas à faire une intervention curative de l’ulcus. De plus, il est évident que chez un malade en pleine péritonite, infecté, au myocarde ‘défaillant, toute prolongetion d'anesthésie, toute manœuvre abdominale peut être fatale. Personne ne niera qu'il faut faire vite, le plus vite est le mieux.
Mais il est souvent difficile d'apprécier la résistance d'un malade. Tel, qui paraissait très choqué, sortira de la salle d'opération en meilleur état et se relèvera facilement et rapidement. Tel autre succombera rapidement alors qu'il paraissait en parfait état au moment de l'intervention. En l'absence de règles précises, il vaut mieux courir le moins de risques possible en réalisant au plus vite le minimum nécessaire.
3° La gastro-entérostomie peut être AMEN « à
réaliser du fait d'adhérence périgastrique.
Il semble en effet plus prudent d'abandonner la néostomie lorsqu'il est impossible d’extérioriser
sa re à)
l'estomac. À vrai dire cette éventualité est extrèmement rare.
h° L'intervention se fait en milieux septiques. 1° Elle diffuse l'infection dans les parties de l'abdomen restées saines.
2° Cette septicité fait courir des risques très sérieux aux sutures. 3
La large diffusion opératoire des liquides épanchés n’est pas évidente. Le plus souvent à l'ouverturé du ventre lé liquide est répandu partout, jusque dans le petit bassin, si bien qu'il est logique de faire un drainage sus-pubien. Dans ce cas les manœuvres de la gastro-entérostomie ne risquent guère d’augmenter cette diffusion.
Pour la plupart des auteurs, tout dépend de l’heure de l'intervention. Dans les premières heures le liquide est pour ainsi dire aseptique. L'objection n'aurait donc de valeur que dans le cas de péritonite. Tout le monde semble d'accord sur ce point.
La plupart semble également estimer qu'il faut effectuer un minimum de manœuvres lorsque l'infection semble s'être localisée. Telle est l'opinion de M. Pierre Delbet (Société Nationale de Chirurgie, séance du 2 juin rg21). «11 m'a semblé, dit-il, qu'il était tellement contre-indiqué de faire des manœuvres capables de disséminer une infection qui aurait manifestement tendance à se localiser ».
Mais d'autre part, il est difficile de savoir, en. dehors des signes grossiers de purulence, si un li-
Pa de