‹ A PROPOS DU TRAITEMENTCHIRURGICAL DES ULCÈRES PERFORÉS GASTRO-DUODÉNAUXChapitre 36 sur 93 · AV AE · texte numérisé non relu

AV AE

Absorption de la bouillie ae à 11 heures dh matin 3

Estomac : remplissage normal, grosse poche à air, et un peu de liquide d’ HS ROREGEUQR à jeun. Mobilité normale, etc.

La région D ENTRE est un peu irrégulière, mais l'évacuation gastrique se poursuit régulièrement à travers le pylore et le duodénum. Trois heures après l'estomac est vide. La majeure partie du repas est dans le cœcum, etc.

L'examen des radiographies ne montre aucune déformation de l’antre pylorique, le bulbe duodénal irrégulier sur le versant de la grande courbure (irrégularité due à l’épiplooplastie) en forme de fer de lance.

Revu le 22 janvier, pas plus de six mois après son intervention ; on consigne la note suivante : bon état, pas de douleur, pas de vomissement, pas d’amaigrissement, alimentation normale.

OBSERVATION N° 15. — M. F., opéré le 20 septembre 1924.

Après laparotomie médiane sus-ombilicale, en attirant l'estomac on découvre sous la face inférieure du foie qui fait couvercle, une perforation lenticulaire située sur le versant duodénal du pylore, tout près de l'insertion du petit épiploon. On suture l’orifice au moyen d’un fil en bourse, puis un deu-. xièrme surjet vertical recouvre la première suture.

sp Le duodénum semble assez rétréci, mais on ferme la paroi pan des fils de bronze sans gastro- -entérosto-

mie.

Suites opératoires - elles sont tout à fait normales ; dès le quatrième jour on permet au malade de prendre de la purée de pommes de terre et de la compote. Aucun trouble de stase gastrique. Le malade est radioscopé par le Docteur Aimé, le quinzième jour. É

Examen radioscopique : La baryte, passe facilement dans le duodénum. Par instant antipéristaltisme de la deuxième portion du duodénum. Le bulbe duodénal s ne mal, l'évacuation de l'estomac est moins rapide qu’à l’ordinaire. |

Nouvel examen radioscopique : Il est pratiqué le 4 novembre 1924, c'est-à-dire deux mois ne par le Docteur Aimé.

Périduodénite, avec déformation des contours, mais pas de sténose, pas d'hypercynésie : Revu le lendemain après un repas de gélobarine donné deux heures auparavant : pas de stase gastrique, léger retard à l'évacuation du grêle.

Revu le 8 janvier 1925 ‘pour une éventration minime, siégeant au-dessus de l’ombilic, il trouve que « Ça va parfaitement bien ». Il n’a plus jamais souffert de son estomac depuis son opération, il mange hicn et se trouve très bien. Il n’a jamais vomi.

* 0. | | Er | OBSERVATION N° 16. — P. L., opéré le 18 novembre 1924.

RL

Après lâparotomie sus-ombilicale, on trouve une perforation un peu plus grosse qu'une lentille à un travers de doigt de l'insertion du petit épiploon, à deux travers de doigt de la veine pylorique sur une cicatrice étoilée.

Un fil en bourse est passé assez loin de la perforation, en dehors de la zone indurée. Mais le canal duodénal, le fil serré, est très rétréci, l'insertion du petit épiploon est seulement à un travers de doigt de l'insertion du ligament gastro-colique, sur le bord inférieur du duodénum. La première suture est enfouie par un surjet vertical. Quoique le duodénum soit fort rétréci, on ferme la paroi sans gastroentérostomie par système.

Suites opératoires : Elles sont normales en tous points. L'alimentation a été reprise le deuxième jour après l'intervention. Le malade n'a présenté aucun signe de sténose.

Examen radioscopique : Il est fait le 5 décembre 1924, soit dix-huit jours après l'intervention, par le Docteur Cain, médecin des hôpitaux, chez le Docteur Bensaude. |

Bulbe duodénal rétréci mais bon passage dans le duodénum. L'estomac se vide normalement. Encore un peu d’hypercynésie.

Nouvel examen radioscopique : Le 24 décembre, il est pratiqué par le Docteur Henri Marchand, assistant de radiologie chez M. le Docteur Bensaude.

Aucune rigidité des courbures, le transit pylorique et duodénal. est normal.

—— 78 ee %

Revu en parfait état par la suite, six mois après l'intervention, il n'a jamais présenté de signes de sténose pylorique.

OBsERvATISN N° 19. — B. L., opéré le 24 décembre 1924

He incision médiane sus- “ombilicale, on trouve une perforation masquée par des fausses membranes, et partiellement obturée par la vésicule biliaire. La perforation, un peu plus grande qu'une lentille, est environnée d’une zone indurée s'étendant sur toute la hauteur du canal duodénal, à proximité du pylore que l'on distingue cependant. Cette zone s'étend en largeur sur beaucoup plus de cinq millimètres. 4 -

On essaye de passer un fil en bourse très loin de la perforation. Il plicature le canal sans amener l'obturation totale. Il sort encore des gaz et du liquide. On passe alors un second fil en bourse qui arrive à fermer totalement l’orifice, et pour assurer l'étanchéité, on fait un recouvrement en ramenant de partet d'autre par un surjet l'épiploon gastro-hépatique et gastro-colique. Le canal duodénal est très rétréci. Par principe, pas de gastro-entérostomie.

Suites opératoires : Elles sont tout à fait normales. Le malade ne présente pas de signes de sténose el sort guéri le quinzième jour.

Examen radioscopique : Il est pratiqué par le Docteur Henri Marchand, le 9 janvier, c'est-à-dire le seizième jour.

RTL ATE

Bulbe déformé sans image anormale fixe, la deuxième partie du duodénum est « en feuille de fougère ». L'évacuation gastrique se fait normalement.

Nouvel examen radioscopique le 15 février 1925, par le Docteur Henri Marchand. Le bulbe duodénal estun peu rétréci mais évacuation normale de l’estomac.

Revu en bonne santé, Sans trouble, le 6 juin 1925 soit plus de six mois après l'intervention. Radioscopie faite par l'assistant du Docteur Beaujard.

Quatre heures après, repas barité léger, résidus dans le bas-fond stomacal, mais surtout dans la première et la deuxième portion du duodénum.

En résumé voilà quatre observations montrant combien il est rare qu'une suture amène ‘une sténose fonctionnelle du canal pyloro-duodénal, ‘alors même que celui-ci semble très fortement déformé et rétréci.

2 La plicature large entraînerait pour certains auteurs des troubles mécaniques de l'estomac et obligerait à la gastro-entérostomie complémentaire.

Tel n’est point notre avis et pour réfuter une pareille proposition nous citerons simplement le résultat obtenu dans l'observation n° 17, du service du Docteur Lapointe.

La malade opérée à la sixième heure, DRéLO tte une perforation située sur la face antérieure de l'estomac, à huit centimètres du pylore, reposant

sur une base indurée de la dimension de la paume de la main. Les fils passés en zone saine plicaturent l'estomac largement.

Suites opératoires : tout-à-fait normales.

Examen radioscopique : Il est pratiqué un mois après, et il montre un estomac hypotonique dont le bas-fond est abaissé et distendu, mais sans aucune régidité des courbures ; le duodénum s'injecte rnal:e TA à :

Malgré ce résultat médiocre on s’attend, le malade n’accusant aucun trouble fonctionnel ni aucune douleur, à voir une amélioration secondaire. En effet, un mois \après ce premier examen, un autre examen radiographique et radioscopique donne les résultats suivants s

Un estomac encore hypotonique avec bonne mobilité, aucun signe d'induration; péristaltisme bien accusé, régulier et symétrique. Le bulbe semble un peu rétréci et le passage se fait parfaitement.

Le malade, qui est un étameur, a repris son métier; il mange bien se porte parfaitement et ne se plaint pas de souffrir. |

Donc, en ce qui concerne les troubles mécaniques apportés par la suture, tant au point de vue orificiel qu'au point de vue de la mobilité du corps de l’estomac, il semble un peu prématuré de vouloir faire de ces troubles une contre-indication de la suture. En réalité, si l’un de nos malades suivis, avait présenté au cours de la période d'observation, des troubles quelconques attribuables à la suture, rien n’eût

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été plus facile que de faire secondairement une gastro-entérostomie, ou une pylorectomie à froid.

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