TRAITEMENT
Si la bénignité habituelle des gommes tuberculeuses cutanées est admise, est-ce à dire qu’il faille en négliger le traitement ? Le foyer viscéral primitif est toujours susceptible d’aggravation et nous avons vu que les éléments cutanés peuvent être secondaires à une tuberculose pulmonaire évolutive.
Il est donc nécessaire de faire des réserves sur le pronostic éloigné.
Le traitement sera dirigé beaucoup plus contre la tuberculose, maladie générale, que contre les accidents secondaires.
En conséquence, le repos, la climatothérapie et les médications reconstituantes seront à la base des prescriptions thérapeutiques.
Parmi les divers traitements qui ont été conseillés, la tuberculinothérapie s’est montrée peu efficace.
L'antigène méthylique n’a pas donné de meilleurs résultats. Il en a été de même avec le vaccin de VAU- DREMER.
Les injections de cyanure de cuivre et de potassium ont l'inconvénient de donner des réactions très vives.
On a encore préconisé les sels de lerres rares.
Mais la médication la plus couramment em-
ployée est la chrysothérapie. C’est aussi la plus active, encore que ses effets soient très inconstants.
La notion de terrain syphilo-tuberculeux a conduit à utiliser la chimiothérapie antisyphilitique. Presque tous les essais qui ont été faits ont été totalement infructueux.
Dans la gamme des traitements locaux, on donne la préférence à la radiothérapie si l’état pulmonaire lautorise. Elle peut donner des résultats très favorables surtout à la période de crudité.
S1 la radiothérapie échoue, on peut avoir recours à un fondant (naphtol camphré, thymol camphré) pour obtenir la fluidification du contenu de la gomme.
Lorque la gomme est ramollie, on ne peut agir que par des ponctions suivies d’injections d’une huile éthérée-iodoformée (le liquide de CaLorT en est le type).
Quand les lésions sont ouvertes, on pratique des cautérisations au chlorure de zinc, au nitrate d’argent ; on agit sur les décollements et les clapiers par des injections de pâte bismuthée, on panse avec des poudres ou des pommades à l’iodoforme.
L’héliothérapie, la photothérapie peuvent également aider la cicatrisation. La radiothérapie est devenue inactive à ce stade.
Dans l’ensemble, le traitement est assez décevant. Les éléments les plus importants sont les prescriptions d'hygiène et de diététique, la chrysothérapie, la radiothérapie.