I. — Les méthodes de diagnostic
Dans les cas les plus favorables, le contexte clinique ne peut constituer qu’un argument de probabilité. La certitude du diagnostic ne peut être obtenue que grâce à l’appoint de recherches complémentaires, elles-mêmes faillibles ou trompeuses dans leurs résultats.
La cuti-réaction et l’intradermo-réaction à la tuberculine sont, dans la règle, fortement positives. Mais elles ne font que renseigner sur la tuberculisation antérieure du sujet. La positivité de la réaction ne signifie nullement que la lésion à diagnostiquer est tuberculeuse. Il s’agit donc là d’un critère bien fragile.
Les mêmes réserves sont à faire :
pour le sérodiagnostic d’ARLOING et COURMONT,
et pour la réaction de déviation du complément (technique de BESREDKA). Certains auteurs (LORTAT- JACOB, BIDAULT, LEGRAIN et URBAIN) ont insisté sur sa précision et ont pensé qu’elle pouvait être utile au diagnostic des tuberculoses cutanées. Mais la valeur du résultat est bien difficile à apprécier quand il existe un foyer viscéral tuberculeux concomitant.
The
La réaction de floculation de Vernes à la résorcine a surtout une valeur comparative; la courbe de floculation peut donner des indications intéressantes sur l’évolution de la maladie. Mais cette réaction est entachée de nombreuses causes d’erreur. Les essais qui ont été faits dans la tuberculose cutanée (Mile ULLMO) montrent que cette méthode est d’intérêt secondaire.
La recherche bactériologique est elle-même inconstante dans ses résuttats.
L'examen direct du pus provenant des collections sous-cutanées permet rarement de déceler le bacille tuberculeux. Ce fait est reconnu par tous les dermatologistes. Il faut avoir recours aux cultures sur milieu de LŒWENSTEIN ou de PETRAGNINI.
Le critère le plus sûr reste l’inoculation au cobaye. Encore sa valeur n'est-elle pas absolue. Il peut être nécessaire de pratiquer plusieurs inoculations successives avant d’obtenir un résultat positif.
Dans les gommes dermiques, il faut souvent inoculer du tissu broyé pour tuberculiser le cobaye (A. SEZARY et TRÉMOLIÈRES).
Quant à l'examen histo-pathologique, il révèle des aspects variables suivant le stade évolutif.
A la phase de crudité, la gomme est essentiellement constituée par un amas de tubercules folliculaires typiques en voie de caséification.
A la période de ramollissement, on trouve, au centre de la lésion, une zone de caséification plus ou moins étendue selon l’âge de la gomme. Elle se pré-