AV GÉNÉRAL DONNADIEU, COMMANDANT LA 7' DIVISION MILITAIRE
■ Je vous annonce, par ordre du Roi, qu'i7 « ne faut accorder de grdce qu'à ceux qui
* ont révélé des choses i 11 portantes.
« Les vingt -un condamnés doivent étbï
€ EXÉCUTÉS, AINSI QUE DaVID.
* L'arrêté du 9, relatif aux receleurs, ne
# peut pas être exécuté à la lettre.
* On promet vingt ihillè francs à ceux « qui livreront Didier.
« PoUr copie : Signé J. Desroys. *
Lyon, 14 mai» k 9 fatum du. nuti».
« P. 4$. Les dépèches émanées de Lyon et « le mauvais temps ont retardé l'arrivée de m cette dépêche. »
Assurément , il est assfefc prouvé désormais que l'accusation est injuste et criminelle à regard du général Donnadien. La Confiera justice des calomniateurs.
Mais quoi , M. Decazes ! c'ëfct vous qui avez repoussé les demandes en gi&te I c'est vous qui avez donné Tordre d'exécutée tes vingt-un condamnés , ainsi que David ! c'est tous qui avel promis vingt mille f Miles à $ut livrerait Didier ! c'est vous qui , éffrâ yé par 4es évènèmens , avez adressé à quinze préfets une lettre où vous leur abandonnez un pouvoir discrétionnaire! et c'est vous qui avez dit à la tribune que ces malheureux croyaient venir à des fêtes et à des réjouissances , que le fait a été positivement fëctothn!
Conciliez donc vos phrases de tribuns et vos dépêches télégraphiques (i)l
M. Decazes se jouait des affaires du royaume, de la vie et de l'honneur des sujets du Roi, selon les besoins de sa Dolitique , selon ses pensées ou ses intérè ient.
A la dépêche |ue de M. Decazes,
il faut opposer c rïcomte Donnadieu
écrivit au ministre lierre, après l'avoir
reçue : c'est par-là terminerai ce que j'ai
à dire de ce générai , . parce qu'il est resté fidèle à ses senr :e qu'il a embrassé
avec ardeur la cause de son Roi, les intérêts de la maison de Bourbon , les vrais intérêts de la France, a été abreuvé, depuis quatre ans, de mille dégoûts et de mille amertumes, et s'est vu presque réduit à envier le sort de ceux qui trahirent la maison régnante, et secondèrent les efforts de l'usurpateur. Celte lettre, pleine de fermeté et de sagesse, vraiment digne d'un sujet dévoué au Prince et ami de ses concitoyens, doit répondre à toutes les calomnies.
Grenoble, iS mai 1816.
« Monseigneur, * Aujourd'hui , à quatre heures, les sept des (1) L'admiaùtHlion immorale de M. Decaies offre pW
(95) vingt' un malheureux condamnés à mort le g, dont l'exécution avait été suspendue jusqu'à ce jour, ont subi leur jugement. Demain matin, le nommé David, qui avait été également suspendu, subira son jugement.
« Monseigneur, autant ces ch&timens produisent un effet salutaire, lorsqu'ils suivent, avec la rapidité de la foudre, le crime qui les a appelés , autant ils peuvent produire un effet contraire dans V esprit des hommes, alors que le calme est rétabli, et que Vidée du crime s'efface pour faire place à la commisération qu'inspirent des misérables entraînés par de grands criminels* sur qui seuls doit tomber désormais toute la sévérité' des lois. C'est pour répondre, monseigneur, à des ordres reçus aujourd'hui de Leurs Excellences les ministres de la justice et de la police j provoquant les mesures les plus sévères d'exécution eftverç tous ces misérables, que j'ai l'honneur d'adresser ces réflexions à Votre Excellence.
« Ces ordres, adressés au procureur-général
sieurs exemples de ces contradictions qui affligent les cœur* tt déconsidèrent un gouvernement. (Voir entr'autrei Uut aux Pièces justificatives, n° XXV.)
(94> « et aux autres premières autorités, pouvant i être mal interprétés dans ies intérêts esk sentiels de Sa Majesté, je crois extrême- • « meut nécessaire et utile à son auguste ser- « vice, que des interprétations justes soient « données, pour que les châtimens à exercer 9 à t avenir ne tombent absolument que sur ia « tête des principaux chefs; qu enfin, un m zèle mal dirigé, et qui n'est exalté souvent * qu'a/ors que le péril a cessé, ne fasse pas
« IMAGINER QUE c'eST EN FAISANT COULER DES « RUISSEAUX DE SANG Qu'oji PEUT SERVI p UNE « CASSE AUSSI JUSTE, ET QUI ME DOIT ETRE ÉtaYÉE