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envoyé an Canada." Une semblable restriction existe-t-elle réellement ? Si oni, auriez vous la bonté, puisqu'on veut bien me faire l'honneur de promulguer ce document par l'entremise de mon journal, de me donner le texte même de cette dernière partie de la résolution afin que mes lecteurs sachent exactement à quoi s’en tenir sur ce point très important ?
Vous me dites ensuite, M, le secrétaire, qu' ‘un malentendu a été canse qu'à une certaine époque cette question a été considérée comme réglée ” J'ignore à quel malentendu vous faites allusion. Je sais, seulement, que Mgr le Commissaire apostolique a écrit à Mgr des Trois-Rivières, en date du 19 mai 1884, lui annonçant officiellement que la question était, en effet, résolue : ‘annuntio Tibi,” disait-il, questionem motam de divisione diecesis Trifluvianæ esse resolutam. Et il continuait ainsi: ‘ Proposita divisio...... neque necessarinx videtur neque saluti animarum utilis "les paroles même dont je me suis servi dans mon numéro du ? janvier et qui sont incriminées par votre lettre du 7 du courant. Ne doit-on nas supposer qu'en rendant ce jugement si formel, Son Excellence avait par devers elle un document authentique, émané du Saint Siège, l'auiorisant à tenir ce langage? Si, plus tard, la Propagande, pour des motifs qu'il ne m'appartient pas ie discuter ici, a jugé à propos de revenir sur cette premiére décision et de remettre la question à l'étude, sur les instances de Mgr l'Archevêque—tinstante Archiepiscopo—comme Île disxit Son Em. le cardinal Siméoni dans le télégramme du 31 mai dont vous parlez, n’est:1l pas juste que la Propagande elle-même, et ncn Mgr Smeulders, porte devant le public canadien la responsabilité de eet acte ?
Vous ignorez, sans doute, a'nsi que Sa Grandeur, que dans le moment actuel des journaux protestants et inaçonniques, comme le Star et le Cironicle, et des journaux libéraux, comme la Patrie et l'Electeur, affirment hautement qu'en rendant le jugement du 19 mai dernier, Mgr Smeulders n'y était aucument autorisé par le Saint-Siège, c'est-à-dire qu'il agissait en élourdi, pour ne rien dire de plus. N'est-il pas à craindre, dans ces circonstances, que le mot malentendu, sans autre explication, ne vienne appuyer les dires des ennemis de l'Eglise qui cherchent à ruiner le Commissaire apostolique dans l'estime des catholiques de ce pays ct.du:monde entier ?
Je me fais ce raisonnement-ci qui me parait juste : Ou Mgr Smeulders en rendant le jugement du 19 mai, avait l’antorisation du Saint-Siège, ou il ne l'avait pas. S'il l'avait, ne serait-‘e pas une injustice criante de faire croire aux fidèles qu'il ne l'avait pas? Si réellement il ne l'avait pas, c'est-à-dire s’il agissait à la légère, on d'une manière plus coupable encore, convient-il. pour l'honneur du Saint-Siège, que les journaux portent à la connaissance de leurs lecteurs ce grave manquement du Commissaire ?
Vous voudrez bien, M. le secrétaire, me donner surces derniers points
sui À ne
les éclaircissements qui seront jugés utiles pour dissiper toute fausse impres-
sion chez mes lecteurs.
Si vous ne croyez pas devoir me communiquer les renseignements que je sollicite, je m'empresserai de publier votre lettre du 7 du courant, avec la
présente, qui suflira pour dégager ma responsabilité. J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Secrétaire, Votre très humble serviteur, J. P. TARDIVEL, Rédacteur de la Vérité.
Archevêché de Québec, 10 janvier 1885.
MR J. P. TARDIVEL, rédacteur de la Vérité.
Monsieur,
Je viens de recevoir votre lettre du 9 du courant.
Comme elle demande une réponse qui serait longue à faire par écrit, je suis chargé de vous inviter à venir vous-même voir Sa Grandeur Mgr l'Archovêque à «* sujet.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre humble serviteur, C. À. Marois. Ptre
Secrétaire.
Québec, le 12 janvier 1885.
M. L'ABBé C. À. Marois, Secrétaire de l'archer :que de Québ”c.
Monsieur le Secrétaire,
J'ai reçu, hier, votre communication de samedi dernier par laquelle vous m'invitez, de la part de Mgr l'Archevêque, à aller voir Sa Grandeur au sujet du contenu de ma lettre du 9 du courant vu que la réponse, dites-vous, ‘ serait longue à faire par écrit, ”
Comme il s'agit de donner dans mon journal des renseignements précis et authentiques touchant la division projetée du diocèse des Trois-Rivières, et que je ne voudrais pas prendre sur moi de résumer un entretien que je pourrais avoir avec Na Grandeur à ce sujet, je vous prie respectueusement, de nouveau, de vouloir bien me communiquer par écrit les éclaircissements qu'il faut pour dissiper toute fausse impression chez mes lecteurs,
Et afin de vous faciliter le travail et de rendre la réponse à donner très courte, je résume ma première lettre dans la seule question suivante qui ne demande qu'un oui ou un non :
Faut-il considérer cette partie de votre lettre du 7 du courant qui traite de la résolution de la S. C. de Ia Propagande en date du 30 septembre, comme une promulgation officielle. authentique, complète et formelle de ladite résolution ?
Par votre lettre du 7 du courant, Sa Grandeur me reproche d'avoir mis mes lecteurs sous une fausse impression par rapport à la division dn diocèse des Trois-Rivières Je n'ai pourtant fait que répéter, dans des termes pour ainsi dire identiques, le jugement communiqué officiellement par Son Excellence le Commissaire apostolique à Mgr l'évêaue des Trois-Rivières et porté régulièrement par ce dernier à la connaissance de tout lt pays. Dès qu'on me fera connaitre officicllement un jugement contradictoire détruisant celui-là, je m'empresserai d'en informer mes lecteurs, car, avec la grâce de Dieu, j'accepterai toujours les décisions du Saint-Siège quelles qu'elles soient,
J'ai l'honneur d'être, M. le secrétaire, Votre très humble serviteur, J. P. TAR:AVEL,
Rédacteur de la Vérité,
Archevêché de Québec, 12 janvier 1885.
J, P. Tarnivez EcR, rédacteur de la Vérité, Québec,
Monsieur,
J'ai transmis à Mgr l'Archevêque votre lettre d'aujourd'hui et je dois
MAT ie
vous informer que Sa Grandeur persiste dans sa volonté de vous v
oir pour traiter le sujet dont il s'agit plutôt que de le faire par correspendance,
Agréez, Monsieur, l'assurance de mon dévouement, C. A. Manoïs, Ptre
Secrétaire,
Québec, le 13 janvier 1885.
MONSIEUR L'ABBE C, A. MaRoïrs,
Secrétaire de l'archevêque de Québec,
Monsieur le secrétaire,
J'ai l'honneur de vous acenser réception de votre lettre d'hier par laquelle vous me faites savoir que “Sa Grandeur persiste dans sa volonté de me voir pour traiter le sujet dont il s'agit plutôt que de le fn
ire par correspondance.” Dois-je considérer cette le
ttre comme un refus formel et définitif, de la
part de Sa Grandeur, de répondre par écrit, soit à ma lettre du 9, soit à celle du 12 du courant ?
Agréez, Monsieur le secrétaire, l'expression de ma considération et de mon dévonement,
J. P. Tarniver, Rédacteur de la Périté.
‘Lettre de l'archevêque de Québec aux journaux de Québec.
Archevêché de Québec, 17 janvier 1885.
M. le Rédacteur, (1)