‹ A Son Eminence le cardinal Simeoni, préfet de la S.C. de la propagande [microforme]Chapitre 7 sur 11 · J, P, TARDIVEL · texte numérisé non relu

J, P, TARDIVEL

ATTAQUE ET REPFONSE.

(De la Vérité Au 24 janvier 1883).

Sons le titre : “ Towjours les mêmes, on lit dans la Presse, numéro du 19, ve qui suit :.

“ Les castors continuent leur guerre sourde contre les Evèques et surtout contre Sa Grandeur Mgr l'archevêque de Québec. Le journal la Vérité, rédigé par M.J P. Tardivel, organe officiel des ultra-montés du district de Québec, vient d'être l'objet d'une admonestation dont nous espérons qu'il tiendra compte, ”

Vient ensuite la lettre que Mgr l'Archevêque a adressée, samedi dernier, au Courrier du Canada, an Nouvelliste, au Journal de Québec, à l'Electeur, à l'Evènes ment, au Canadien et au Quotidien.

Eh bien ! messieurs de la Presse, puisque vous m'attaquez sans savoir ce que vors dites, je vais vous apprendre, à vous et à tous ceux qui seraient tentés d'imiter votre exemple, ce que j'ai fait dans cette circonstance : vous me direz ensuite en quoi consiste “ la guerre sourde contre les Evêques et surtout contre Sa Grandeur Mgr l'archevêque de Québec” dont vous parlez,

Voici une exposition de faits qui sera une réponse péremptoire à l'attaque de la Presse :

Mon journal, quoique daté du samedi, s'imprime presque toujours le mercredi, quelquefois le jeudi, jamais plus tard.

Jeudi, le 8 janvier, j'ai reçu du secrétaire de Mgr l'Archeväque une lettre en date du 7 me signalant que j'avais mis mes lecteurs sous une fausse impression en disant que Mgr Smeulders a fait connaître le jugement du Saint Siège dans l'affaire du diocèse des Trois-Rivières, savoir que la division de ce

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diocèse n'est ni nécessaire, ni utile au salut des âmes, merparlant d'unecertaine résolution de la S. C. de la Propagande et me demandumt de‘publier le tout.

Le numéro de la semaine étant déjà sous presse, je suis allé immédiate ment prévenir M. le Secrétaire de l'impossibilité mutérièlle oùje me trouvais de publier sa lettre dns la Perité du 10.

Le 9, vendredi, j'ai répondu à la lettre du 7, demandant respectueusement des éclaircissements et faisant observer, entre autres choses, que je n'avais fait que répéter textuellement un jugement communiqué officiellement par le représentant du Saint-Siège au Canada à Mgr l’évêque des Trois-Rivières, et promulgué régulièrement par celui-ci, ajoutant que je ne connaissais nul jugement contradictoire, promulgué officiellement, qui détruisit le premier.

Le 10, samedi, Mgr a-bien voulu me faire répondre qu'il m'invitait à aller le voir, attendu que les éclaircissements demandés seraient longs à donner par érit.

Lundi, le 12, j'ai écrit au secrétuire de Mgr que je tenais beaucoup à avoir une réponse par écrit afin de renseigner exactement mes lecteurs. Pour rendre cette réponse très courte, j'ai résumé ma première lettre dans une seule question qui ne demandait qu'un oi on non, savoir: Fallait-il considérer cette partie de la lettre du 7 qui traite de la résolution du 30 septembre comme une promulgation officielle, authentique, complète et formelle de la dite résolution ? Et j'ai ajouté, comme explication, que je n'avais fait que répéter, dans des termes pour ainsi dire identiques, le jagement communiqué officiellement par Son Excellence le Commissaire Apostolique à Mgr l'évêque des Trois-Rivières et porté régulièrement par ce dernier à la connaissance de tout le pays ; que, dès que l’on me ferait connaître officiellement un jugement contradictoire détruisant celui-là, je m'empresserais d'en informer mes lecteurs, étant toujours disposé à accepter les décisions de Rome, quelles qu'elles fussent.

Le même jour Mgr m'a fait répondre qu'il persistait dans sa volonté de me voir pour traiter le sujet dont il s'agissait plutôt que de le faire par correspondance,

Le lendemain, mardi le 13, ‘ai écrit de nouveau au secrétaire.de Mgr pour savoir si je devais considérer sa aernière lettre comme un refus formel et définitif de la part de Na Grandeur de me donner une réponse par é-rit,

Le numéro de samedi dernier a été mis sous presse (comme à l'ordinaire} le mercredi,

Je n'ai pas encore reçu nn accusé de réception de ma dernière lettre.

Samedi, le 17, Mgr a envoyé la lettre de son Secrétaire en date du à tous les journaux français mentionnés plus haut parure comm anication dans laquelle il est dit : “ Voilà deux numéros desce journal (la Vérité) qui paraissent

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sans que ma réclamation ait été publiée. Bien plus, dans le numéro de ce jour (page 2 col. 3) il répète ce qu'il avait avancé. Invité à venir s'entendre avec moi, il a refusé, ”’

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