LA TROISIEME REPUBLIQUE
« (îi'àce à l'(Mév;ition de son caractère, à la |)rofondeur de ses vues, à son désintéressement sans bornes, Périclès exerçait sur Athènes un ascendant incontestable. 11 restait libi'c , tout en dirigeant la multitude. Xe devant son crédit qu'à des moyens honnêtes, il n'avait pas besoin de flatter les passions populaires ; sa consiilération j)ersonnelle lui permettait de les braver avec autorité . Voyait-il les Athéniens se livrer à une audace intempestive, il les tei'riliait pai' sa parole; étaient-ils abattus sans motif, il avait l'art de les ranimei-. Eu un mot, la dt-mocratie subsistait de nom, mais, en réalité, c'était le gouvernement du ])remier citoyen '. »
Ces [)aroles de Thucydide peuvent être considérées comme l'expression lidèle du rôle historicpie de M. Thiers pendant la durée de son pouvoir. Il ('tait