‹ A. ThiersChapitre 7 sur 27 · De la Proprielc^ pur M. A. Thicrs, in-8. Paris · texte numérisé non relu

De la Proprielc^ pur M. A. Thicrs, in-8. Paris

faisait, et combien il comptait s'en servir, lorsqu'il disait :

« Un homme de gouvernement doit avoir du bon sens, c'est la première qualité politique; et quand on a le bonheur d'en avoir, il faut une seconde qualité, c'est le courage de montrer qu'on en a. Dans les temps où nous vivons, ce que je dis a une grande portée. Il ne manque pas de gens de bon sens; cela n'est pas si rare, puisqu'on l'appelle le sens commun. Ce dont nous manquons, c'est de gens qui osent prouver qu'ils en ont *. »

Ce courage et ce bon sens n'ont jamais moins manqué à M. Thiers que dans l'occasion, ou plutôt dans les quatre occasions, où il a réfuté les théories socialistes, par un rapport fait au nom d'une commission chargée d'examiner les propositions de jM. Proudhon sur la réorganisation de l'impôt et du crédit, les prêts hypothécaires, le papier-monnaie, le droit au travail ^. Là il se retrouvait tout entier, et il apportait à la Chambre, avec une clarté séduisante, tout ce que lui avaient appris l'observation et l'expérience. Nul n'a jamais été plus propre à faire arriver d'une manière attachante et persuasive des vérités pratiques à l'esprit d'une assemblée toujours faiblement attentive. On sait avec ([uelle facilité il triompha de son antagoniste dans une Chambre nommée pourtant sous le vent de février. M. Proudhon,

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