CAUSERIE SUR LA GRAVURE
à bâtons rompus
L'Art est la fleur éternelle dont les pétales embaumés se dispersent au souffle du temps, enivrant quiconque les recueille et les respire.
Nous ne venons point aujourd’hui refaire l’historique de la gravure et la suivre pas à pas dans son évolution à travers les âges, nous ne nous sentons point armé pour cela, cette tâche a du reste été remplie avec compétence et autorité par nombre d’illustres devanciers dont la consultation sera infiniment supérieure à la nôtre.
Nous en causerons donc sans la moindre prétention à l’érudition, tout à fait à la bonne franquette, tremblant même de voir se reproduire sous un autre aspect quelques-unes des gaffes auxquelles nous faisions allusion dans notre avant-propos ; nous essayerons simplement d’en présenter les différentes phases sous une sorte de vue panoramique, si nous pouvons nous exprimer ainsi, en en donnant la physionomie générale, brève et sommaire. Nous éviterons par là de noyer nos grandes lignes dans des minuties de détails qui ne feraient qu’en atténuer la netteté, en alourdir les contours.
Cet exposé sera suivi de renseignements nombreux et variés qui, classés chacun sous une rubrique particulière, rendront les recherches faciles et compléteront ce travail. La plupart des choses énoncées ici, n’auront certes point toujours le mérite de la nouveauté ou le piquant de l’inédit, mais elles seront comme les indispensables points de suture servant à rattacher entre elles les grandes généralités de la gravure que nous avons tenu à mentionner.