UNE CRÉATION DE CECIL RHODES
Après les compounda, on m'a montré Kenilwortii. Après la vie claustrale des noirs, la vie libre des blaiics.
Kenilwcirlliest une création de M. Cecil Rhodes. Il a lu rt Germinal », et il raconte volontiers que c'est dans ce livre qu'il s'est inspiré de la nécessité de procurer aux mineurs des habitations ufi ils puissent trouver le confort et lés douceurs du foyer. Si l'œuvre de M. Zola n'avait porté que d'aussi beaux fruits, il lui serait beaucoup pardonné.
Quel indicible contraste entre Kenilworth et les compounds ! Une oasis dans un désert sans arbres etsans verdure, un petit paradis terrestre à côté do l'enfer des mines de diamants. Et dans cette oasis, un village qui est lo plus joli des villages, un village qui n'est plus, cette fois, en fer-blanc, mais en briques et en bois, un village réalisant le rus in urbe d'Horace, où les habitations sont comme autant de petites maisons de plaisance, 01^ les rues sont des avenues
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pleines do silence et de fraîcheur, tracées dam une forêt ombreuse, et où la forêt est faite ces merveilleux eucalyptus dout la croissance est si rapide qu'ils atteignent en peu de mois la hauteur de nos arbres de liaute futaie. Et c'est ainsi ([ue, dans un pays nu, une fnri't a pou; couune par enchantement.
Cet Eflen est à une dorni-lioue do Kimborley, mais un tramway le met en communicatioi -avec la mine De Beers. Toutes les avenues Cou* yergent au contre du village, où s'élèvent L hfitimcnts du club. Un club à l'usage des mineurs, où ils trouvent tout ce qu'on peut prétendre d'un club, biblioLliùque, salle de lecture, salle de billard, et même un restaurant où ili peuvent prendre leurs repas en commun poi vingt-cinq shillings par semaine. Et autour di club, un charmant jardin riche do lleurs et di verdure.
Le loyer des célibataires no s'élève pas à plufl d'une livre sterling par mois : ils dépensent donc trois francs par jour pour leur nourriturË et leur logement, mais comme leur salaire mîm" mum est de treize francs par jour, ils peuvei économiser dix francs. Les mineurs mariés o< cupent des chalets dont le loyer maximum m do quinze cents francs par an.
Ouïe voit, la situation du mineur blanc « infiniment plus belle que colle du mineur noîrj
blanc touche un gros salaire et vit lihremei
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