‹ A travers l'Afrique equatorialeChapitre 71 sur 86 · KINDU. VUE PARTIELLE DE LA GARE COMPAGNIE DES GRANDS LACS · texte numérisé non relu

KINDU. VUE PARTIELLE DE LA GARE COMPAGNIE DES GRANDS LACS

André Pileite. A travers l'Afrique Équatoriale.

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TRAVERSEE DU MANYEMA 375

naire de la Compagnie des Grands Lacs, je pus, dès le lendemain, prendre place dans une des maisons danoises érigées sur la crête d'une colline, au pied de laquelle se trouve la gare de Kindu, au bord du Lualaba (i).

Je fus étonné de voir la manière de travailler à la Compagnie des Grands I.acs ; à la nonchalance, au manque d'organisation, à l'indiscipline que j'avais rencontrés jusque là, avait succédé une belle activité et la répartition bien comprise et bien dirigée d'un ensemble parfait. Je n'y pouvais pas croire et cependant, c'était bien des nègres qui travaillaient, à présent, sous mes yeux, avec ardeur. Là régnait une diligence que je n'avais jamais soupçonnée dans notre possession ; à toute heure, on entendait des sifflements de locomotives ou de sirènes de bateaux ; le bruit des chutes de poutrelles et de rails que l'on décharge et recharge. Le dimanche, comme en semaine, on pouvait voir ce labeur sans relâche ; on se serait cru transporté dans un de nos centres industriels importants. Certes, j'arrivais de la brousse, et tant d'animation me frappait, mais pour qu'une telle impression persiste, c'est que l'entreprise est conduite, en Afrique, par des hommes dont la valeur est indiscutable puisque les heureux résultats obtenus sont offerts aux yeux étonnés du voyageur.

(i) Voir photos n^^ 123 et 124.

LUALABA

Photo de l'auteur.

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