‹ A travers l'AlgérieChapitre 16 sur 36 · BÉLISE · texte numérisé non relu

BÉLISE

Ah ! ma nièce, du grec !

AR1VÎANDE.

Quoi! monsieur sait du grec? Oh ! permettez, de grâce,

Que, pour l’amour du grec, monsieur, on vous embrasse.

Molière, les Femmes savantes.

Ce n’est pas que le grec ne nuise quelquefois. Témoin ce qui arriva à ce pauvre marquis de N..., quand je lui dis qu’il avait \e phylloxéra. Je le vis pâlir, rougir, perdre respiration.

« O mon Dieu! qu’est-ce que le phylloxéra?

— C’est un petit animal qu’on ne peut apercevoir qu’à l’aide du 'microscope; son nom vient du grec, de cpuXXov, feuille, et de xspaç, corne; vous savez le grec?

— Phylloxéra vient du grec ! Ah ! mon Dieu ! Et pourquoi vient- il du grec? Est-ce que c’est une importation ?

— Non rassurez-vous, ne tremblez pas, je vais vous en donner l’explication; suivez bien mon raisonnement. Le phylloxéra est l’animal qui a pour mission de détruire la vigne; vous avez annoncé vous-même que vers la tin du monde il y aurait des prodiges, et en voilà! Il s’appelle ainsi parce qu’il se place sous l’épiderme et soulève une petite pellicule qui ressemble à une feuille cornée. Il y a, outre le phylloxéra de la vigne, le phylloxéra humain, et c’est celui dont vous êtes attaqué.

« Rappelez-vous, monsieur le marquis, continuai-je, qu’il y a quelques années on a beaucoup conseillé, inutilement, c’est vrai, aux dames de ne plus mettre de faux cheveux, parce qu’on y avait découvert de la tri-

chine; eh bien 1 ce que l’on appelait alors de ce nom n’était que le phylloxéra humain.

Et le pauvre homme était tout haletant, décomposé, catastrophé.

« Monsieur le marquis, vous avez une perruque; ne vous êtes-vous jamais aperçu qu’il y avait parfois des poussières imperceptibles ?

— Oui.

— Phylloxéra! N’avez-vous jamais ressenti sur votre crâne dénudé certaines petites démangeaisons !

— Oui.

— Phylloxéra! Ne vous est-il pas arrivé de découvrir sur votre cuir non chevelu de petites rougeurs, de petits boutons?

— Oui.

— Phylloxéra! phylloxéra! toujours le phylloxéra!

— O mon Dieu! Oh ! oh! oh , mon Dieu! Et c’est dangereux ?

— Mortel!

— O mon Dieu ! que faire ?

— Je vais étudier la question et vous rendrai réponse plus tard.

— Mais si j’allais mourir dans l’intervalle ?

— Vous auriez au moins la consolation d’avoir servi d’objet d’étude; car je compte bien vous disséquer, vous analyser, etc., et vous aurez ainsi rendu service à l’humanité, et l’article que je ferai sera très profitable à la société souffrante; vous serez un de ses bienfaiteurs. »

Aujourd’hui notre bon vieux marquis doit aller à V Exposition des insectes nuisibles, car il veut mourir avec la joie et la satisfaction d’avoir vu le monstre qui doit trancher le fil de ses jours. En attendant, il a renouvelé toutes ses perruques, d’après mon conseil ; la tranquillité

semble rasséréner son âme, il a une parfaite confiance en moi, j’ai réparé mon imprudence.

Mais revenons aux choses sérieuses.

L’endroit le plus charmant des environs d’Alger et qui i appelle les coteaux les plus pittoresques des environs de Naples, c’est Mustapha, village qui fait face à la mer en suivant la courbe gracieuse de la baie sur ses pentes!

est un des villages les plus pittoresquement situés qui existent. Sur ses pentes accidentées s’élèvent, au sein d une végétation vigoureuse, des myriades de blanches villas. C est au milieu de ce fouillis de verdure qu’est situé le palais du gouverneur général.

Au point de vue architectural, cette demeure n’a aucun caractère; elle se compose, comme toutes les habitations mauresques, d’une série de corps de logis juxtaposés sans symétrie. La distribution intérieure est plus gracieuse: de vastes salles, admirablement meublées s ouvrent sur des jardins et des cours intérieures garnies de fleurs et d’orangers. Du haut des terrasses, plantées avec un luxe intertropical, on découvre la baie qui offre un des panoramas les plus grandioses qui se puissent voir: d un côté Alger qui s’avance majestueusement dans :a mer’ cIe 1 autre, les massifs riants qui s’échelonnent sur les coteaux; au pied, la plaine fertile et admirablement coupee deHussein-Bey; en face, la mer limpide, et sous un ciel bleu et chaud, les cimes du Djurdjura, éternellement argentées par la neige.

Près de là s’étend le champ de manœuvres, vaste plaine magnifique encadrée par Alger, la mer, le chemin de ei d Alger a Oran, le Hamma et les plateaux de Mustapua. l est la que les chasseurs viennent s’exercer à Péquitation et au maniement des armes. Le champ de manœuvres sert également de champ de Mars pour les revues et, erilin, pendant le mois de septembre, de turf, sur

lequel Français et indigènes se disputent le prix des courses.

A droite de la route , on voit la koubba de Sidi Mo-

hammed-el-Rhaman-Bou-Kobrin. Ce marabout, ^originaire d’Alger, florissait sous Mustapha pacha, c est-adire entre les années 1789 et 1805. Peu de temps avant sa mort il s’était établi chez les Béni-Smail, tribu centrale du pays des Guechtoula, la plus puissante de cette confédération du canton de Bout’m. Cet homme avait fondé une confrérie religieuse, qui eut d’autant plus de succès qu’elle était toute nationale et ne dépendait pas , comme les autres, de chefs nés et vivant dans des pays étrangers. Aussi ses compatriotes , apprenant sa mort, envoyèrent chez les Beni-Smaïl quelques-uns de leurs frères algériens les plus résolus et les plus habiles qui réussirent àrapporter son corps. Il fut enterré au Hammah dans l’endroit où fut élevé sa koubba, et où il demeurait probablement avant son départ pour le Djurcliura Quand les Kabyles s’aperçurent que la tombe avait été violée , ils entrèrent dans une grande colère , mais ils ne

tardèrent pas à s’apaiser lorsque, vérification faite, Us

reconnurent que le corps du saint était intact et a la p ace où on l’avait inhumé. Et cependant ce même corps se retrouvait également intact au Hammah.

L’illustre marabout s’était miraculeusement dédoublé, ce qui lui fit donner le surnom de Bou-Kobrm, l’homme aux deux tombes.

L’ordre religieux de Mohammed-ben-Abd-el-Rhaman iouit d’une telle réputation dans le pays, et possédé, ou du moins a possédé une si grande importance politique, que l’émir Abd-el-Kader eut soin de s’y faire affilier a l’époque où il espérait encore faire entrer les Kabyles, dans la vaste confédération hostile qu’il organisait conti c

nous.

En suivant la route d Alger à Rouba, on trouve, au pied des collines et a la hauteur du jardin d’essai, le joli café du Hammah, que les Européens connaissent sous le nom de café des Platanes. Avant de pénétrer dans le jardin du Hammah, entrons dans le café, nous aurons un nouveau sujet de mœurs à étudier, je vous y offre une tasse de café.

A l’ombre des platanes, plusieurs grandes nattes sont étendues, et les consommateurs s’y tiennent habituellement assis sur leurs jambes croisées, ou bien couchés à demi et appuyés sur le coude. L’officine du gawadj ou cafetier, placée en face de l’arbre du milieu, renferme des bancs recouverts de nattes, où l’on ne vient guère s’asseoir que dans la mauvaise saison. Auprès d un fourneau où l’eau bouillonne continuellement, se trouve le mortier dans lequel on pile le café : au-dessus est suspendu un tableau destiné à recevoir le nom de ceux des habitants, qui inspirent assez de confiance pour qu’on puisse se hasarder à leur ouvrir un crédit. Des pipes, quelques petits tabourets en bois et deux ou trois damiers constituent le reste de l’ameublement.

Le cafetier du Hammah, sans inquiétude sur ses échéances, sans crainte jalouse des succès de ses confrères, partage sa journée entre son humble laboratoire et le lieu où siègent ses pratiques. Armé de pinces en lei , on le voit s’empresser de déposer le djemrah ou charbon ardent sur la pipe d’un fumeur, ou bien offrir à l’appréciation éclairée d’un amateur, 1 efencltal (tasse), rempli d’un café savoureux, qui ne grèvera le budget du consommateur que d’une faible dépense de cinq centimes. Quand il n’est pas occupé à ce service, il se lient gravement devant son fourneau, où il se livre à la confection de la liqueur, opération chimique qu’il renouvellera à chaque moment et sans se donner beaucoup de peine.

Lorsque l’eau est arrivée au degré d’ébullition, il y jette du calé pilé, puis il la remet au feu pendant quelques secondes; après quoi, il la retire, la transvase plusieurs fois d’une bouilloire dans une autre, et verse enfin la liqueur dans de très petites tasses sous lesquelles il place une espèce de coquetier en cuivre, sans pied, qui remplace nos soucoupes. Si, avant de boire, on prend la précaution de laisser le marc se précipiter, on a une boisson agréable et légère; elle apaise efficacement la soif et dispense de charger l’estomac de liquides qui excitent la transpiration, débilitent le corps et le prédisposent aux fièvres et aux dysenteries.

Boire du café n’est pas l’unique plaisir que les indigènes se procurent dans ces sortes d’établissements; ils s’y livrent aussi à plusieurs jeux, parmi lesquels celui des cartes occupe la principale place. Le jeu de dames est aussi un de leurs amusements favoris. Les cases des damiers, au lieu d’être distinguées par des alternances de blanc et de noir, sont les unes en relief et les autres en creux. Ils substituent à nos disques en bois, deux sortes de pièces dont les unes ont la forme de toui s, et les autres celle de pions du jeu d’échecs.

Les séances du Rawi ou conteur, sont le genre de diversion qui attire le plus d’affluence dans un café maure. C’est principalement à l’époque du Ramadan, que ce personnage déploie toute la richesse de son imagination, ou pour mieux dire toute la fidélité de sa mémoire. Le recueil des Mille et une Nuits fait presque toujours les frais de ses narrations, et lorsque, par hasard, il raconte de son propre fonds, ses improvisations ont souvent un caractère d’obscénité qui révolterait les oreilles euiopéennes. Le débit et l’élocution sont également monotones : ils rappellent tout à la fois le genre d’éloquence des bonnes femmes de nos villes de France, lorsque pendant

une veillée d’hiver, elles font trembler leur auditoire enfantin, au récit des terribles aventures de Barbe-Bleue etc. ’

Les distractions que nous venons d’énumérer, ne sont pas les seules que les Algériens se permettent dans leurs cafés; il en est quelques-unes que les musulmans rigides ont bien soin de s’interdire, mais que certains autres se donnent assez volontiers. Sans avoir recours aux liqueurs fermentées que le Coran interdit d’une manière formelle, ils trouvent moyen de se procurer une ivresse giave et paisible, tout à fait en rapport avec leur caractère habituel. Pour arriver à cet état particulier qu’ils appellent le kif. , ils font usage de divers ingrédients. Les uns prennent 1 âfiourn (opium) les autres mâchent une espèce de fève, qu’ils appellent houzaga, et qui a la piopriété, disent-ils, de faire périr tous les animaux que la nature a ornés d une queue [zaga), ce qui a motivé le nom par lequel on la désigne. Il en est aussi qui mangent une pâte opiacée, le mâdjoun .- ce sont principalement les femmes qui se montrent avides de cette substance. Le ioundje figure encore dans cette nomenclature; mais, ce qui est vraiment recherché par les amateurs du kif, c’est le hatchisch ou chanvre, haché

menu que l’on fume dans de très petites pipes affectées a cet usage.

L ivresse qui resuite de l’emploi de ces diverses substances a, généralement, un caractère tranquille : les individus chez lesquels on l’observe, ont les yeux brillants et le teint animé; tantôt un rire sans objet contracte leur visage : tantôt, au contraire, une torpeur mélancolique assombrit leur physionomie.

Le jardin du Harnmah ou jardin d'essai, qui se trouve près de là, a été créé en 1832. Il offre deux sections bien is mctcs, 1 une la partie plane, entourée par un boule-

vard et les routes d’Alger à Aumale et d’Alger à Constantine ; l’autre, la partie montagneuse, située au midi, et séparée de la première par la route d Algei à Aumale . son entrée est en face du café des Platanes.

La partie plane est divisée en carrés parallèles, où sont cultivées les plantes, pépinières avec plates-bandes larges de 3 à 4 mètres, réunissant, par groupes de familles, toutes les plantes d’un intérêt horticole reconnu. Elle est coupée par trois grandes allées longitudinales, d’une beauté merveilleuse : l’allée des Platanes, vis-à-vis^ de l’entrée principale : l’allée des Palmiers, plantée en 1847, terminée par un oasis de soixante-douze palmiers, bordée par le chemin de fer et la mer : enfin l’allée des Magnolias et des Ficus. Ces trois grandes allées sont ellesmêmes coupées par trois allées transversales, parmi lesquelles l’allée des Bambous, l’allée des Chamœrops (Palmier à chanvre) et l’allée des Lataniers.

Dans un angle, au midi, est dessiné un jardin anglais, au milieu duquel est un lac d’une assez grande dimension, où prospèrent à l’envi des plantes aquatiques.

La direction du jardin a étendu ses recherches à quelques espèces d’animaux dont l’emploi serait utile en Algérie. Le problème de la reproduction de l’autruche est aujourd’hui parfaitement résolu, et le jardin possède actuellement un fort joli troupeau, dont il sera facile d’augmenter le nombre. Le casoar d’Australie, proposé comme viande de boucherie, s’est après plusieurs essais infructueux, reproduit pour la première fois, en Algérie, dans l’année 1870. D’heureux résultats ont été également obtenus sur les alpacas, les lamas, les zèbres, les gazelles.

Il nous reste à parler de la partie haute du jardin, couverte de végétaux du plus grand intérêt forestier. Des allées s’entrecroisant permettent d’arriver au sommet. Les essences de végétaux acclimatés sont près-

que toutes de la Nouvelle-Hollande et du Cap. Parmi es especes qui figurent dans cette partie élevée du Hamv ’ 01î 1 emarque les Eucalyptus globulus, ces arbres d une végétation extraordinaire, appelés à rendre desi grands services. uesi

A quelques pas du jardin d’essai, sur la plage et non loin de 1 Oued-Krenis, plus connu sous le nom du misseau, on voyait la koubba de Sidi-Belal, à moitié enfon cee sous les sables. C'est là, dit M. dé Rouzé que ,ês ncgres d Alger venaient, chaque année, célébrer VAtd-elt°ul, la fetedes Fèves. Cette fête avait lieu un mercredi a 1 époque appelée JSUsam par les indigènes, c’est-à-dire’ celle ou commence à noircir la plante qui porte les fè-

\es. Jusque-là les nègres s’abstenaient de manger de ce legume. ° c

Les (radfiionsne sont nullement d’accord au sujet de Sidi-Belal, si fort en honneur parmi les nègres : quelques- uns croient pouvoir le rattacher au Bêlai, esclave non de Mohammed, qui embrassa l’islamisme l’un des premiers. Cette version ne paraît guère admissible, maigre identité du nom de Bêlai , qui fut effectivement le premier noir musulman.

Affranchi par Mohammed, il avait été chargé par lui de la surveillance des fontaines. Mais les sacrifices et les ceremonies de la fête s’accordaient peu avec l’honneur qu on voulait lui faire. Les nègres, dans leur pays natal sont encore tous adonnés à l’idolâtrie : ils ne reconnaissent en rien la religion de Mohammed, à laquelle ils ne sont initiés qu’après être tombés au pouvoir des musulmans.

En reproduisant donc à Alger, une fête qui leur rappelait leur pays natal, il est peu probable qu’ils eussent en vue dé glorifier un souvenir des premiers jours de l’islamisme. Si l’on considère en outre que, sous le gouver-

nement des Tares, alors que toutes les fêtes musulmanes étaient célébrées avec une rigoureuse observation, jamais les nègres n’avaient évoqué la mémoire de leur patron, et qu’ils n’avaient commencé à la faire qua l’abri de la tolérance des cultes, on sera conduit à chercher une autre origine.

Le nom de Bêlai semble rappeler Belus ou Baal, ou Bel, ce dieu importé en Afrique par les Phéniciens, et a qui’ on offrait des sacrifices d’animaux de toutes especes* et l’Aid-el-Foul pourrait bien n’être autre chose qu’une trace, persistant à travers les siècles, du culte rendu à ce faux dieu. Du reste, le sacré était mele au profane dans le cérémonial de cette fêle.

Elle consistait d’abord à célébrer le Fatha ou pnere initiale du Coran et à égorger ensuite un bœuf, des moutons, des poulets, au milieu de danses et de chants. Le bœuf destiné au sacrifice était préalablement couver de fleurs; sa tête était ornée de foulards, et ce n était cru’après que les sacrificateurs avaient exécuté des danses dans lesquelles ils tournaient sept fois dans un sens

et sept fois dans un autre, que l’animal recevait le coup

mortel. La manière dont l’animal subissait la mort, soit qu’il tombât subitement sous le couteau qui 1 avait frappé, soit qu’il s’agitât dans une pénible et lente agonie, était le sujet de pronostics heureux ou malheureux qu’interprétaient aussitôt les aruspices noirs. ^

Après le sacrifice, commençait la danse negre. La troupe des enfants du Soudan se dirigeait vers un bassin carré rempli d’eau, consacré à Lclla-Houa, sainte femme qui est également en grande vénération chez eux. Dans ce moment, on voyait des individus, hommes ou femmes, se précipiter, ruisselants de sueur, dans les eaux de la mer, d’où leurs compagnons avaient grand’peine a les retirer.

]) un autre côté, et sous des tentes improvisées, les négi esses s occupaient à faire cuire les fèves, les premières que les nègres devaient manger de l’année, et qui servaient d’assaisonnement au mouton et au couscoussou, hase du festin. Tout le reste de la journée se passait en danses et en chants, auxquels la musique appelée desdeba, c’est-à-dire l’horrible tapage si aimé des nègres, servait d’accompagnement. Les autres musulmans, habitants d’Alger, s’abstenaient en général d’assister à ce spectac e. Il n en était pas de même des femmes qui probablement excitées par les récits de leurs négresses y venaient en foule. Il est juste de dire cependant que les femmes qui appartenaient aux principales familles ne figuraient pas dans ces réunions.

. N?us contmuons ensuite notre excursion parKoubba, ainsi appelée en souvenir d’une chapelle qui fut construite en cet endroit, en 1545, par Hadj pacha. Ce village possède une maison d’orphelins dite de la Sainte- Enfance, un séminaire et une église dont l’immense coupole s’aperçoit de loin : nous visitons ensuite la Maison-Carrée, où se trouve un orphelinat créé par Mgr l’archevêque d’Alger, et nous rentrons à la ville.

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