‹ À travers l'Algérie souvenirs de l'excursion parlementaire (septembreChapitre 5 sur 16 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

lement; il importe qu'elles soient l'objet du plus sérieux examen. Liés à la colonie par l'accueil qu'ils en ont reçu, par le temps qu'ils lui ont consacré, par la connaissance qu'ils oat prise de ses besoins, les membres de la caravane s'en feront les avocats et associeront leurs amis à leurs convictions. Au lieu de trois députés forcément submergés dans la masse de la Chambre, l'Algérie en aura cinquante. N'est-ce rien que ce résultat? N'est-ce rien non plus que d'avoir fourni à la presse, pendant quelques semaines, l'occasion de s'occuper de notre possession africaine plus qu'elle ne le fait d'ordinaire; d'avoir attiré sur elle l'attention publique et fortifié ainsi le courant de sympathies qui l'unit à la métropole? La pire des choses pour elle serait l'indifférence, cette indifférence à laquelle nous sommes sienclins. Qu'on ne s'étonne donc point de l'empressement avec lequel elle accueille tout ce qui la rappelle à la France; un sûr instinct lui dit qu'elle ne peut qu'y trouver profit.

J'ai suivi la caravane parlementaire depuis le premier jour jusqu'au dernier; j'étais dans le cas de la plupart des membres qui la composaient, c'est-à-dire que je voyageais pour la première fois en Algérie, de sorte que, sans avoir la préten-

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