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La vallée de la Seybouse. — La ferme d'OuB^Petha. — Notre droit sur l'Algérie. — Histoires de chasse. — Bomboinel sau^é par le naturalisme. — Guelma. — Un mufiée algérien. — Le chercheur de trésors. — Hammam-Meskhoutine, le bain des maudits. — Les légendes arabes. — L'Algérie nue.
M. Albert Grévy quitte la caravane pour retourner à Alger. M, Girerd en prend la direction. Je me plais à le remercier ici pour la bienveillance avec laquelle il s'est occupé des personnes qui accompa- . gnaient les membres du Parlement. Il n'est jamais facile de conduire vingt-cinq députés sur lesquels on n'a pas d'autre autorité que celle qu'ils veulent bien vous reconnaître ; c'est moins facile encore quand des fatigues excessives, une existence surmenée tendent les caractères , irritent les humeurs et prédisposent à l'impatience. Le fin bon sens, la ronde cordialité de M. Girerd ont prévenu toute» les difficultés. Grâce à lui, le voyage est resté agréable jusqu'au bout.
Un chemin de fer de 228 kilomètres conduit de
Bône à Constantine. Il faut onze heures pour par-
courir cette distance ; tous les chemins de fer algé-
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riens marcheut avec lu même lenteur : vingt kilomètres à rheure, vingt-cinq au plus. Le 30 septembre, à neuf heures du matin^ la caravane parlementaire se met en route. Nous nous enfonçons dans Tintérieur de TAlgérie. Après la verdoyante zone de cultures qui entoure Bône, la voie traverse la vaste plaine de la Mafrag, qui est plane comme la surface d'un lac. Le sol dépouillé des moissons y est absolument nu : deci delà des scilles dressent d'un air maladroit le maigre panache de leurs fleurs blanches qui sortent
'^ de terre sans être accompagnées d'aucune feuille.
V , Au loin quelques fermes, au milieu de bosquets
d'arbres. Sans, les montagnes doucement ondulées qui ferment l'horizon, on pourrait se croire dans la Beauce. Les vignobles qui commencent à se multiplier autour de Duzerville, de Randon, de Mondovi et de Barrai rompent cette monotonie. Elles ont une vigueur de verdure dont ne donnent qu'une faible idée les vignes françaises, d'aspect généralement un peu triste, parce que leurs frondaisons ne cachent qu'à moitié la terre des coteaux.
A partir de Barrai les cultures cessent, les montagnes se rapprochent ; la vallée de la Seybouse, vouée encore à la brousse, devient de la plus attrayante sauvagerie. Rien de grand. Les montagnes s'élevant en pentes douces sous un manteau de verdure n'ont pas de sites terribles. Tout le charme réside -dans la variété des points de vue , dans l'abondance de la végétation, dans je ne sais quel air heureux qui décèle une terre fertile. L'olivier domine , il accroche partout ses tiges tordues* et ses masses rondes
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dont le feuillage argenté rappelle nos saules ; auprès de lui le lentisque fait contraste avec ses sombres buissons que ponctuent de brun rouge des paquets de petites baies résineuses; les' jujubiers épineux , les chênes , les arbousiers , les -azeroliers aux petits fruits jaunes semblables à des mirabelles, mille plantes diverses se disputent Fair et l'espace. Des trembles , des ormes , quelques chênes dominent le fouillis. En certains endroits, des plantes grimpantes éparpillent leurs quenouilles désordonnées d'une branche à l'autre , et le bois prend un faux air de forêt vierge en miniature. La Sey bouse se joue à travers tout cela; tantôt elle apparaît comme un mince ruban de gaze qui se tord sur un lit de sable argenté , tantôt elle se cache sous les tamaris dont le feuillage est si léger qu'on pourrait le croire fait de plumes vertes. Aux coupes géologiques que la rivière a pratiquées ellemême en entaillant ses bords, on peut juger de la bonté du sol; l'humus se présente en épaisses couches d'une couleur noire qui proclame leur richesse.
La ferme d'Ous-Fetha, perdue comme une oasis^ de la civilisation au milieu de la nature inculte^ montre ce que l'activité européenne fera de cette Tallée quand elle s'en sera emparée. Ce fut un cri' d'admiration générale quand nous aperçûmes cette superbe habitation à demi cachée par l'opulente végétation des eucalyptus , des orangers et des bananiers. Quand je pense qu'il y a encore en France une école de politiques qui voudraient qu'on lais-
sât le pays aux Arabes I Venez ! Regardez I Voyez cette ferme et royez les misérables campements des : Beni-Salah qui sont établis aux environs! Des tentes \ noires d'une étoffe en poil de chameau posée si bas, qu'il est impossible de se tenir autrement que eotiché ou accroupi ; des gourbis aux toits de chaume, aux cloisons de roseaux qui ne défendent ni du vent ni de la pluie ; des abords sans chemin ; des bestiaux sans abri ; des champs à peine égratignés par une mauvaise charrue qui respecte les jujubiers qui les envahissent, voilà un village arabe. Comparez cette 'prospérité et cette misère, et dites à qui le pays doit appartenir. Condamnerez-vous le plus fertile des pays à une éternelle stérilité? La terre a été donnée à l'humanité ; quand une . de ses parties reste en friche, l'humanité tout entière est lésée dans sa fortune. Les races supérieures ont le droit de demander aux races moins avancées compte des richesses qu'elles laissent improductives entre leurs mains. Ce droit est la forte assise de l'histoire de toutes les colonies. C'est le seul que la Russie puisse invoquer dans le Turkestan, le seul que l'Angleterre puisse invoquer dans l'Inde, le seul que la Hollande puisse invoquer à Java , le seul que nous puissions invoquer en Algérie. Mais qui oserait en contester la légitimité? Je sais qu'il ne s'exerce avec justice qu'autant que le colonisateur qui agit au nom de la civilisation s'efforce'd'en répandre les bienfaits parmi les premiers possesseurs du pays, et, comme on le verra dans le cours de ce livre, je ne suis pas de ceux qui demandent le refoulement des indigènes
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de TAlgérie; mais encore. moins faut-îl demander réloignement des Français.
n y avait deux colons dans le compartiment où je me trouvais. Le plus naturellement du monde la conversation tomba sur le pays que nous traversions et sur la chasse. C'était autrefois une des régions les plus giboyeuses de Tunivers. Les broussailles ei les fourrés étaient remplis de lièvres , de perdrix, de porcs-épics, de sangliers, de renards, de gerboises , de mangoustes, de gazelles de plusieurs espèces, de mouflons à manchette. On y trouvait les bêtes sur lesquelles on tire uniquement pour tirer comme les chacals et les hyènes, et les fauves que Ton chasse pour le plaisir du danger et pour la peau, comme les servals, les chats- • tigres, les panjthères et les lions. C'est par ici que les grands chasseurs de notre temps, les Jules Gérard, les Pertuiset, les Bombonnel, les Chassaing, ont accompli la plupart de leurs exploits. Ces messieurs, avec cet esprit de confraternité qui anime les virtuoses de tous genres, ont raconté avec empressement les uns des autres qu'ils avaient beaucoup hâblé, qu'ils avaient tous eu recours bourgeoisement aux affûts où l'on est en sûreté, et que pas un d'eux n'avait jamais osé attendre un lion de pied ferme comme ils s'en sont tous vantés. Les deux colons m'ont paru croire que ces Nemrods valaient mieux que la réputation qu'ils ont essayé de se faire réciproquement.
— Il faut un cœur trois fois trempé pour cette
chasse, nous dit l'un d'eux, vieillard aux tr^ts rudes
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et bienveillants tout à la fois. Quiconque a appro- ' ché une fois le lion et y retourne est un homme qu'on ne fera jamais passer pour un lâche à mes yeux. J'ai, moi qui vous parle, passé soixante-sept nuits à Talfût près d'un gué oîi un lion allait boire. • Je ne l'ai vu que trois fois. Je n'ai jamais osé tirer dans l'obscurité, de peur de le manquer et de me perdre. Je ne crois pas qu'aucun être vivant soit capable d'entendre à quelques pas de lui le rugissement du lion sans en être remué dans toutes, ses fibres. C'est quelque chose d'indicible, de formidable , de hors nature. Centuplez le bruit de l'échappement de la vapeur de la plus forte chaudière, et vous n'aurez pas encore ça. C'est un souffle de tempête craché par des poumons d'airain. On se sent nu et impuissant comme un misérable ver en présence de cette puissance effroyable ; vous songez que d'un coup de patte il peut vous ouvrir le ventre et qu'en y mettant toutes vos forces vous ne lui entameriez pas la peau. Votre unique chance est donc le coup de fusil que vous avez dans la main, et l'inégalité de la lutte vous fait froid dans les os. Pour moi, le cœur ne me manquait pas , mais tout mon corps était pris d'un tremblement que je ne pouvais maîtriser. J'étais obligé de me mettre un mouchoir dans la bouche pour que le sifflement de ma respiration ne dénonçât pas ma présence.
L'autre colon nous raconta avec beaucoup de verve une anecdote surBombonnel, qu'il avait logé quelque temps. On me Fa répétée plusieurs fois depuis dans le voyage et elle me paraît légendaire en Algérie :
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-7 Bombonnel, dit-il, est un petit homme noie et vigoureux qui semble avoir du vif-argent dans les • veines. Vous pouvez, si vous voulez, le visiter à Alger où il réside maintenant. Il a autour du visage un collier de cicatrices. Cela lui vient d'une rencontre où le naturalisme lui sauva la vie.
— Le naturalisme ! i î
— Oui. Quel triomphe si M. Zola savait cela! Il avait blessé à mort une panthère qui eut assez de force encore pour bondir sur lui, et qui lui saisit brutalement la tête entre ses mâchoires. Bombonnel crut sa dernière heure arrivée, et, sans choisir ses expressions , avec un accent que Goupeau lui aurait envié, il. s'écria : « Je suis f... ! »
La panthère devait être un de ces animaux nourris dans les bas-fonds de l'idéalisme que M. Zola a si énergiquement flétris. Cette exclamation lui résonna désagréablement dans la gueule , elle lâcha prise , et tous les deux roulèrent au fond d'un ravin sur la pente duquel la scène se passait, l'homme évanoui et la bête expirante. Bombonnel en fut quitte pour deux mois de traitement.
Le même colon nous raconta encore que jadis les mauvaises rencontres étaient si fréquentes dans le pays, que le courrier de Bône à Guelma avait pris l'habitude d'attacher derrière sa voiture un vieil âne ou un vieux cheval qu'il abandonnait sur la route si les lions le pressaient trop. Ceci me paraît imité des histoires russes dans lesquelles les voyageurs d'une voiture tirent au sort pour savoir qui sera jeté aux loupg. Aujourd'hui le chemin de fer a rem-
placé Tantique courrier et le lion a disparu devant la civilisation. Il s'est retiré dans les forêts peu fréquentées des environs de Souk-Ahras et de Tebessa où on en tue encore une vingtaine chaque année. Mais avant longtemps on n'en trouvera plus , il sera devenu un animal fossile pour l'Algérie. Malgré les amplifications des littérateurs, les solitudes inaccessibles du Sahara n'en sauveront pas l'espèce, pour l'excellente raison qu'elle n'y peut pas vivre. Le lion du désert est un mythe. Il faut au lion de l'eau, une proie abondante, de l'ombre et des fourrés pour se cacher, quatre choses que le désert ne peut lui fournil^.
Les panthères sont restées plus nombreuses.
Ayant des besoins moins considérables , elles vivent plus aisérment. On en détruit de cent vingt à cent cinquante par an. M. Albert Joly s'étant détaché de la caravane à Bougie pour traverser la Kabylie, on lui amena dans la forêt d'Akfadou un chasseur indigène qui en avait tué quarante -huit. L'administration donne une prime de 40 à 60 francs par lion et par panthère abattus. Les sangliers sont toujours abondants. Quant aux chacals , c'est une des plaies de l'Algérie, ils pullulent, et c'est par milliers qu'on les massacre.
Pour le chasseur modeste qui se contente de proies inofTensives , l'Algérie en général et la province de Goi^stantine en particulier resteront longtemps un lieu de bénédiction. Il y a dans les endroits an peu écartés profusion de lièvres et de perdrix, et les bords des rivières et desjacs fourmil-=
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lent de macreuses, de sarcelles, de pélicans, de cormorans, de demoiselles de Numidie, de flamants, de hérons et de petites outardes. L'un des colons nous apprend de quelle façon originale on cljasse ici ces dernières. Pas plus qu'en France, elles ne se laissent approcher des chasseurs. Mais, si elles s'envolent de très-loin devant un homme, elles ne s'effraient point des voitures et les laissent venir. On abuse de cette confiance pour les chasser en calèche. Quand on a fait lever des outardes, on observe l'endroit où elles se posent; on y conduit la voiture; les outardes, au lieu de repartir, se rasent, et on , les fusille à bout portant. Je suppose que ce stratagème n'aura qu'un temps : l'expérience, qui avait appris aux outardes à fuir l'homme, leur apprendra un jour aussi à fuir les voitures.
Je n'ai vu de Guelma que la route qui y conduit, une vaste salle où l'on nous a servi à déjeuner et un musée installé dans le jardin public. Du reste, l'aspect général n'invite pas aux longues visites; non qu'il soit désagréable : la ville, serrée dans une ceinture de murailles qui sejuble l'empêcher de s'égrener sur la pente douce où elle est bâtie, a au contraire un air coquet ; mais, une fois dans l'intérieur, on pourrait se croire dans n'importe quelle jolie sous-préfecture de France. Guelma est en effet de création toute française. En 1836, le maréchal Glauzel, jugeant de l'importance de ce point par l'étendue des ruines romaines qui s'y trouvent, y établit un camp qui devint définitif deux ans après. Une agglomération de soldats attire des débitants de tabac et de li-
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queurs; il faut des maçons, des charpentiers et des serruriers pour construire les logements de ces débitants ; puis un épicier devient nécessaire au petit groupe; puis, à mesure qu'il s'augmente, le besoin d'un tailleur et d'un cordonnier se fait sentir, et peu à peu un centre civil se trouve constitué auprès du camp. Il y a vingt villes en Algérie qui n'ont pas d'autre origine. Le voisinage d'un marché aux bestiaux indigène célèbre dans toute l'Algérie a beaucoup contribué au développement de Guelma, qui est devenu sous-préfecture et compte plus de cinq mille habitants. Maintenant son ambition est d'obtenir un tribunal de première instance, dont son éloignement de Bône justifierait parfaitement la création.
Le mot musée, en Algérie, ne doit pas faire songer à de vastes salles où les objets sont soigneusement rangés, catalogués et étiquetés. Cette sorte de musée n'y existe nulle part, sauf à Alger. Il s'agit simplement de quelques débris : morceaux de statue, fûts de colonnes, stèles votives, inscriptions funéraires, disposés pour l'efTet pittoresque dans un jardin. J'en ai vu bien peu; si j'osais, je dirais même que je n'en ai vu aucun dans tout le voyage, qui fût réellement digne du nom d'œuvre d'art. A en juger par ce qui en a survécu , la sculpture romaine me paraît être restée toujours à demi barbare en Afrique. L'influence grecque ne s'est pas fait sentir jusquelà. On a retrouvé dans l'est de la province de Gonstantine et dans la régence de Tunis, où la domination romaine a été le plus longtemps et le plus
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solidement assise, des restes de monuments fort remarquables. Je ne les ai pas vus, mais, par les relations des explorateurs et par les photographies qu'il est facile de se procurer, on peut constater qu'il convient de les admirer dans leur ensemble : les masses en sont imposantes et bien ordonnées, mais le détail de l'ornementation est presque toujours de valeur inférieure. Je ne crois pas qu'il soit sorti de l'Afrique un seul antique célèbre. Il faut donc renoncer à chercher des émotions artistiques dans les musées algériens : ils ne peuvent satisfaire que la curiosité de l'archéologue.
Gomme la caravane retournait à la gare, un vieillard aborda M. Ménard-Dorian et lui remit une pétition. Puis, comme je me trouvais le dernier de la troupe, il s'accrocha à moi.
— Je suis de Florensac dans l'Hérault... Déporté de 1851... Vous êtes député?
— Non, je suis journaliste.
— Ça ne fait rien, il faut que vous parliez de mon affaire à l'Assemblée.
Je le regardai curieusement. Il avait une de ces mines rusées, bronzées et comme recuites par le soleil, dont nos paysans disent qu'elles sont plus ridées que la peau d'un vieux soufflet, les épaules courbées par l'âge et par la peine, des mains calleuses et robustes. Un beau type de laboureur.
— J'ai fait un trou de vingt-cinq mètres à Bougitoun. Encore soixante centimètres à creuser et j'y arrive. Avec la sonde, je le sens. Mais, maintenant qu'îfeontvu que j'étais certain de réussir, ils ne veu-
lent plus me laisser continuer. Ih m'envoient les Arabes qui me jettent des pierres et qui me tueraient dans mon trou. Il faut que vous parliez de cela à TAssemblée.
— Mais, qu'est-ce que vous cherchez au fond du Irou?
— Le trésor, monsieur, répondit-il en mettant un doigt sur sa bouche. Il y a quatre millions. Avec cela, je ferai le bonheur de la France.
Cette folie do la recherche des trésors est assez répandue en Algérie, où tant de dominations diverses ont laissé des légendes de richesses enfouies ; mais elle sévit particulièrement à Guelma , où les Arabes se transmettent de génération en génération l'histoire du trésor de Jugurtha, qui serait caché dans les ruines de Suthul et que personne n'a retrouvé encore. Les cerveaux faibles ont été récemment raffermis dans la conviction qu'il existe, par la disparition subite de quatre manœuvres italiens qu'on employait à la démolition d'une ruine et qui sont partis sans réclamer leur salaire.
— S'ils n'avaient pas eu intérêt à cacher au plus vite une trouvaille, n'auraient-ils pas au moins réclamé leur argent?nous dit un des habitants de Guelma, qui nous accompagnait à la gare et auquel j'avais raconté mon entretie^i avec le vieillard. C'était un esprit fort et un homme distingué ; je ne suis cependant pas bien sûr qu'il fût absolument convaincu qu'il n'y a point de trésors, car il était fort au courant de toates les recherches qui se sont faites dans la province de Constantine. Il nous parla d'un homme qui avait