LES CHEVAUX DE UHLANS
Les chevaux des uhlans sont de même origine que ceux du reste de la cavalerie, c'est-à-dire est-prussiens pour la plupart. J'ai pu, il y a trois ans, à Hanovre (13' uhlans), leur constater les qualités de bons troupiers, réguliers et présentant toutes les qualités des produits de l'Est- Prusse. Là encore, une ombre au tableau. L'aimable lieutenant von der Bursche, qui parle admirablement le français, veut bien faire sortir une cinquantaine de chevaux que je désigne au hasard... Eh bien! aucun, présenté en main, ne
« rouspette »... Mais quelles bonnes allures et comme ceux que je vois montés couvrent de terrain au galop ! Cette année (1910), M. Fernand David, député, rapporteur du budget de l'Agriculture, citait l'impression d'un de nos officiers généraux les plus qualifiés; celui-ci avait été frappé « de la rapidité et de la cohésion parfaites des troupes de cavalerie allemandes évolutionnant ». Modèle et sagesse, c'est parfait, assurément, dirons-nous. Mais au bout de huit jours de manœuvres dures, à quoi doit être réduite une pareille sagesse?... Il faudrait pouvoir suivre un régiment aux grandes manœuvres pour être fixé ou tout au moins pouvoir consulter certains rapports officiels. Ceux de cette année, m'assure-t-on, seraient très favorables.
On me montre un énorme cheval de cymbalier de i m. 80 environ, immense alezan foncé, pacifique pachyderme très loin du sang. Il est d'ailleurs claqué.
Avant de partir, je photographie la chèvre d'un peloton et un gentil poney d'enfant, argentin, m'assure-t-on. Les argentins sont généralement assez prisés en Allemagne. Nous
les avons trouvés, chez nous, plutôt ordinaires en service.
Mêmes observations que ci-dessus pour les chevaux de uhlans que j'ai pu entrevoir plus tard à Potsdam en assez grand nombre et pendant la période des manœuvres.
CHAPjIT^RE VIII