MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Turin, le 21 février 1859.
À Monsieur Félix Belly, chevalier de Saint-Maurice et Lazare, concessionnaire du canal de Nicaragua.
Monsieur,
Je m'empresse de vous accuser réception et de vous remercier de l'intéressant ouvrage sur le canal interocéanique du Nicaragua, que vous avez bien voulu me faire parvenir au nom du comité fondateur. L'intelligence, l’activité et l'énergie que vous avez déployées jusqu'ici pour mengr à bien les études et les négociations préliminaires de ce projet, font espérer à tous les amis du progrès que vous parviendrez également à achever une entreprise à laquelle se rattachent de si grands interêts, et qui doit exercer une si profonde influence sur les relations commerciales entre l’ancien et le nouveau monde.
Je forme, quant à moi, des vœux bien sincères pour qu’un projet aussi profitable au commerce européen puisse réussir complétement, et qu'il vous soit donné d’associer votre nom à une des entreprises les plus utiles et les plus remarquables de notre époque.
Agréez, Monsieur, les assurances de ma considération bien distinguée.