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les constructions futures d’avoir à leur disposition de nombreux dépôts de calcaire hydraulique.
Je n’ajouterai plus qu’une considération, à laquelle personne n’a songé, et qui pourtant n’est pas à dédaigner dans un canal artificiel où toutes les réparations d’écluses et les nettoiements de passe se traduisent par des chômages. L'embouchüre de la Sapoa jouit de cette immunité de n'être pas atteinte par le ressac' qui ensable toute la côte occidentale du lac, et la rend presque inabordable. Le ressac ne commence qu'à deux lieues plus au nord en s’approchant de la Virgen, pour se prolonger jusqu’au Tipipata. C’est un véritable fléau, qui non-seulement exigera le creusement d’un chenal en plein lac, soit au rio Lajas, soit en face de Rivas, si la direction de Brito était adoptée, mais qu’on ne pourra combattre qu’en protégeant l'entrée du passage par une jetée fermée. Un seul point en est exempt de la Virgen à Grenade, l'embouchure de l’Ochomogo, au-dessus de laquelle M. de Sonnenstern fait déboucher son nouveau tracé; et cette circonstance suffirait à mes yeux pour faire préférer ce dernier à tous ceux mis en avant jusqu'ici sur le térritoire de Rivas. “MER
Le tracé de M. de Sonnenstern part d’une espèce de port intérieur formé par l’île Zapatera, dont les sondages accusent une profondeur moyenne de 12 à 15 mètres, utilise l'Ochomogosurune portion de son cours, traverse l’Isthme presque en ligne droite, et aboutit au Pacifique par l’Estero du Ric- Escalante. C'est le plus long de tous, car il ne mesure pas moins de 32 kilomètres. Mais si l’Escalante est navigable sur une longueur de 5 à 6 kilomètres, si le point culminant de cette ligne (comme l’indique le profil ci-contre) n’estque de 23 pieds, si surtout les abords du Pacifique sont aussi accores et aussi accessibles que le suppose le plan de M. de Sonnenstern, on ne saurait hésiter à l’adopter. C’est une vérification à faire le plus tôt possible. Peu importe de quel
côté s’ouvrira le bosphore, pourvu qu’il s'ouvre dans des conditions rationnelles. Je n’ai insisté sur la ligne de Salinas que parce qu’elle avait été traitée avec une légèreté peu consciencieuse, et quoiqu'il m'en coûte de voir son beau port inoccupé, je suis trop dévoué à l’œuvre elle-même pour ne pas tout subordonner à sa réalisation.