CP
Pied d’alouette, aconit, pavot jaune, violettes en quantités
innombrables ; et, perdues sur la colline glacée, les petites campanules se dérobaient aux regards sous les roches et les mousses. Le myosolis sauvage me rappelait la patrie et ses doux souvenirs ; j'en cueillis quelques tiges et je les mis précieusement en réserve.
Perché sur la colline, je pouvais voir à un mille de distance, les mineurs entassant à la pelle la boue bienfaisante dans leurs caisses d’écluse. En bas coulait le petit ruisseau de l'Ophir, lavant la poussière d’or en se rendant
à Neukluk. A trois cents pieds au-dessus de ma tête, le Sphinx d'Ophir, que le caprice de la nature a taillé dans un roc solide, déjà vieux et battu par le temps alors que son rival d'Eg froide indifférence, insouciant des trésors précieux qui
vpte n'était pas encore créé, regardait avec une
visent depuis des siècles enfouis à ses pieds.
Nous retournèmes à Nome par le même chemin que nous avions suivi pour venir, mais cette fois, grâce au courant, le cheval et son conducteur étaient avec nous dans le bateau plat, Je promis de revenir à Council pendant l'hiver, quand l'occasion se présenterait de construire une église. Cette promesse je la tin., mais dans des conditions bien différentes de celles de mon voyage d'élé, comme
le chapitre suivant va le montrer.
Minuit au mois de juin.
Arrivée du premier vapeur au printemps.
Nome pendant le grand silence blanc.
La recherche de l'or dans les sables de la grève à Nome.
La côte de Bering en hiver.