‹ A travers l'Australie [microforme]Chapitre 7 sur 33 · PAC || “EE · texte numérisé non relu

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à 120 lieues d'ici, chez sir Reed, chasser le kanguroo. Une promenade, vous voyez. Allons, venez !

- On ne se promène pas en Australie. On erre, et souvent on meurt de faim au milieu des bosquets embaumés, aussi terribles que les glaces du pôle ou les déserts de sable. Qui sait ce que durera votre promenude ?

— Mais la Tuweed ne part pas avant six mois.

— Je refuse à regret. Réflexion faite, je reste. Mais je veux vous donner quelques conseils dont vous apprécierez plus tard l'utilité. Je vous le répète, défiez-vous des déserts splendides que vous allez traverser ; ils sont plus dangereux que ceux de l'Afrique, parce qu’on néglige les précautions que l'on n'oublie jamais ailleurs. De la prudence ! Rappelez-vous la mort épouvantable de l'infortuné Burcke. Ne craignez pas de vous charger de provisions. De l'eau, surtout, On fait quelquefois cent lieues sans en trouver une goutte. Ménagez vos chevaux : le salut d’un voyageur dépend souvent des jambes de son cheval.

— Merci mille fois, mon bon docteur ! Je me suis toujours tiré des situations les plus périlleuses. Je suis un citoyen de l'univers. Je vous reviendrai bientôt.

— Eh bien ! au revoir et bonne chance ! me dit l’excellent homme en me serrant la main.

Le lendemain, au moment où, après avoir installé dans des wagons spéciaux nos chevaux et nos chiens, nous allfons prendre le chemin de fer de Melbourne à Echuca, un commissionnaire me remit un petit paquet soigneusement cacheté, portant la suscription suivante :

“ À monsieur B..., de la part de son vieil ami le docteur Stéphenson. [ N’ouvrir la boîte qu'après un mois de voyage, ou en cas de danger pressant |. ?

Mes amis n'avaient eu que la peine de demander à l’amirauté un congé qui fut gracieusement accordé. Cinq heures après, nous arrivions à Echuca d’où nous nous dirigeâmes gaiement, la trompe sur l'épaule, vers la demeu-

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