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Chevaux élevés dans la Nouvelle-Galles : de là le nom

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par cet édifice qui n'a rien d'extraordinaire. En descendant de voiture, nous sommes reçus par maharaj Pertaie-Sing, frère et premier ministre du prince, par le pandit ou secrétaire intime Sheo Narain Prevali et par mon guide de ce matin, le juge Hardyal-Sing. Le maharaja nous attend sur le seuil de la porte, nous mène dans une salle et nous fait asseoir. Le pandit, debout, sert d'interprète. De notre conversation assez banale, un mot du prince mérite d'être répété ici. Comme je lui parlais des beaux palais de la ville et du fort, il me dit : « C'est notre belle pierre, le grès, qui a éveillé chez nous le goût de l'architecture et qui nous fournit le moyen de le satisfaire ».

Jesvant-Sing, maharaja de Marvar, avec celui de Mevar (capitale Oudepour), le plus puissant des princes rajpouts, n'a pas encore cinquante ans accomplis et paraît beaucoup plus jeune qu'il ne l'est. Il a la physionomie ouverte, les traits réguliers, les yeux châtain foncé, la barbe et les cheveux d'un noir de jais. Quoiqu'il ne sourie jamais, il est d'une politesse exquise, et son maintien calme et digne ne permet pas d'oublier un instant que vous êtes en présence d'un véritable grand seigneur. Sa toilette est des plus simples : une tunique ou chemise blanche qui descend jusqu'aux pieds ; il ne se chausse que lorsqu'il quitte

la maison. On le dit bon, juste et honnête. Son éducation, à ce que j'entends dire, laisse à désirer, mais il ne manque pas de moyens. Il est ué dessinateur et a un goût prononcé pour l'art de l'ingénieur.

Pendant ma visite il ne lâcha pas un instant la main d'un petit garçon, son unique fils légitime, dont l'éducation est confiée à un précepteur anglais. Sa meute aussi jouit de l'avantage d'être dirigée par un master of liounds britannique.

Ses deux frères légitimes de la même mère, qui portent le titre de maharaj (celui de maharaja est réservé au roi seul), jouissent d'une bonne réputation. Le premier, comme on a vu, est le divan du prince; le second, maharaj Keshour-Sing, commande la force armée de Marvar. C'est un joyeux jeune homme qui parait un peu gêné dans son uniforme collant de drap foncé, coupé sur des modèles anglais et peu adapté au ciel de l'Inde. Il m'avoua que ce vêtement n'était pas commode. « Mais alors pourquoi ne pas garder votre costume national qui vous sied bien mieux? » Il se mit à rire. Ce fut sa seule réponse. Je connais ces rires par mes voyages au Japon et en Afrique. Quand l'homme sauvage ou à demi civilisé, ou, si j'ose m'exprimer ainsi, faussement civilisé, se rencontre avec l'homme policé, son instinct plus que sa raison lui fait sentir

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son infériorité. Alors un mouvement louable fait naître en lui le désir de s'élever à la hauteur du blanc. Seulement il s'y prend mal. Il commence son œuvre par le mauvais bout. Il imite sans discernement, s'arrête à des résultats insignifiants de la civilisation, et néglige les véritables sources, ou bien est incapable d'y remonter. Quand on lui fait sentir son erreur, il se sent blessé et, vis-à-vis d'un blanc, il traduit son dépit par un rire forcé.

Ce jeune prince, qui est d'une belle prestance, se sent donc fort mal à l'aise dans son uniforme anglais, mais son cœur y est et s'en trouve à merveille. Son frère, le Premier, était aujourd'hui vêtu à la manière du pays, mais il ne se refuse pas parfois une toilette européenne. Le maharaja désapprouve cette singerie. « Je suis né, dit-il, et je veux mourir Marvari. » Une trentaine de frères naturels du chef de Jodhpour jouissent des honneurs de la famille royale, mais ils ne sont pas des princes et ne peuvent succéder au troue.

Quelle est la sphère d'activité des résidents et agents, en d'autres termes, des diplomates du vice-roi accrédités auprès des princes feudataires?

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