Haut de
118 LE PEXJAB.
par des Pathans, qui, du même sang que les Afghans, et parlant la même langue, ici appelée pathan, ne se distinguent que par le nom des peuplades établies de l'autre côté du Kaibar-pass. De là ce changement complet de la physionomie du pays. En effet, on n'a pas plus tôt passé le grand fleuve, qu'on se trouve et qu'on se voit en pleine Asie centrale.
Peshawar et le Kaibar-pass, o au 8 mars. — Le colonel Waterfield, commissaire à Peshawar, me mène à son joli bungalow, également adapté aux fortes chaleurs et aux froids intenses qui, sous ce ciel, se succèdent presque sans transition.
La ville de Peshawar*, vue du dehors, avec ses murs et son fort couleur de boue sèche, rappelle les grandes agglomérations du haut plateau de ce continent. Dans l'intérieur la ressemblance est plus frappante encore. A part quelques groupes de maisons hindoues, reconnaissables à leur élévation et au style indien, cette ville ne se distingue de Bokhara, de Samarkand, de Caboul
1. Population de la ville sans le cantonnement, 58 000, dont 50 000 musulmans. Le cantonnement compte 22 000 habitants, dont 3200 chrétiens.