‹ Á travers l'Empire britanniqueChapitre 97 sur 145 · Report of a commission appointai to inquire into tlie · texte numérisé non relu

Report of a commission appointai to inquire into tlie

SITUATION DES FIJI. 367

L'acte d'annexion a été promulgué en 1874. C'est en juin 187.") que le premier représentant de la couronne débarqua à Levuka. Il se trouva en face d'une tàelie unique et sans précédent dans l'histoire des colonies. Quelle étaitelle et comment s'y est-il pris pour l'accomplir ?

Dans des cas compliqués ou mystérieux, dans ces cas qui sont le fond même des causes célèbres, on se demande : Où est la femme? En politique, quand je rencontre une idée nouvelle et féconde qui ne court pas les grands chemins et ne s'impose pas à la multitude par l'évidence des faits, je me demande : Où est l'homme? Je ne demande pas : où sont les hommes ? Les idées naissent dans le cerveau d'un seul et non dans les cerveaux de plusieurs. Un homme a une idée. Cette idée peut être discutée, amendée, modifiée, dénaturée dans des bureaux ministériels ou parlementaires, en comité secret, en séance publique, mais ni les bureaux, ni les comités, ni les parlements ne l'ont inventée ni découverte. Elle est née dans la tète, peut-être aussi dans le cœur d'un seul homme. Ici quel est cet homme?

C'est Sir Arthur Gordon, premier gouverneur

working of tJie Western Pacific Orders in Cowicil, février 1884. AppendixB. Statement ofthe rev. II. A. Robertson, 21 mars 1883.

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île cette colonie et haut commissaire des îles du Pacifique occidental1. Il a trouvé, pour mener à bien ses projets, des auxiliaires de mérite et, notamment dans la personne de M. Thurston, un collaborateur d'une très grande valeur. C'est, sans aucun doute, à ce fonctionnaire qu'il doit des informations précieuses s ur lesconditions morales, politiques et sociales où se trouvaient, à son arrivée, les populations de la nouvelle colonie. Grâce à ces renseignements, il a pu concevoir le plan qu'il a inauguré.

Sir Arthur n'est pas ce qu'on appelle un homme populaire. La main de fer comporte mal le gant de velours, et d'ailleurs chacun de nous a les défauts de ses qualités. J'insiste sur Jcc point, parce que j'entends émettre sur son activité des jugements téméraires, peu bienveillants, souvent même absolument injustes. Mais l'homme d'État rompu aux luttes avec les passions éphémères reste impassible en présence de semblables attaques. Ce n'est pas au présent qu'il demande une appréciation impartiale de ses actes. La presse, cette grande puissance, il le sait bien, fait l'opinion du jour. L'histoire fait l'opinion des siècles. Le journaliste écrit sur des feuilles de papier que la brise du lendemain enlèvera. L'histoire

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