Report of a commission appointed to inquire into the
working of the Western Pacific orders in council, — Communiqué au Parlement anglais en 1884.
îles océaniques, il est vrai, mais parfaitement applicable à la question qui nous occupe.
« Rien ne serait désastreux comme de se départir d'une maxime suivie jusqu'ici invariablement (pas en Afrique) par le gouvernement de Sa Majesté, à savoir que, dans des contrées placées sous le même gouvernement (local) et habitées par de grandes masses d’indigènes et par un petit nombre de blancs, la direction des affaires concernant les indigènes doit être remise à des autorités directement responsables envers le gouvernement Impérial et par là en mesure, s'il y a conflit d'intérêts, d'agir avec impartialité. Confier un contrôle semblable à la Législature d'une colonie australienne serait la confier à une oligarchie dans laquelle les gouvernés (les noirs) ne sont pas représentés, et qui nécessairement se laisserait plus ou moins influencer par des considérations intéressées. » Cette grosse réserve faite, on ne touchera pas, je pense, à l’autonomie des communautés blanches, qui leur sera maintenue intacte. Qu'elles se gouvernent elles-mêmes, mais qu'elles ne gouvernent pas les noirs !
En dehors de ce mal constitutionnel, il y a de petits malaises, de petites indispositions, de petites misères. Ce sera affaire de médecin et de traitement, et moins on changera de traitement
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et de médecin, plus on pourra compter sur une prompte guérison.
Mais la question politique, celle que j'ai touchée plus haut: agrandissement, statu quo, abandon, confédération, domine toutes les autres. Grâce à la sagesse de ses hommes d’État, gràce au bon sens de la nation, l'Angleterre finira par trouver la solution.
On pourrait dire, mais j'espère qu'on ne le dira pas : Quelle présomption de la part d’un étranger de nous donner un avis, presque des conseils (ce qui est loin de ma pensée) sur nos affaires d'Afrique !
À ceci je répondrai: Ce qu'on vient de lire expose, il est vrai, mes impressions personnelles, mais en mème temps ce n’est que l'écho de ce que m'ont dit des hommes qui comptent parmi les plus dévoués à la mère patrie et les plus à même de juger la situation.