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rait d’une livre sterling. L'acre sera frappée d'un impôt foncier, land tax, de quatre pence; mais cet impôt deviendra progressif en proportion du nombre d'acres concentrées dans les mêmes mains. Le promoteur de cette loi espère que par ce moyen on arrivera à obliger les grands propriétaires à vendre aux petits et aux nouveaux venus une portion de leurs terrains. J’ai laissé paraître combien j'étais surpris de lui entendre favoriser des projets qui me semblaient essentiellement socialistes. Il m'a été répondu que les maux extrêmes réclament des remèdes extrêmes. Reste à savoir si le remède n’est pas pire que le mi.
Le parti radical, qui sait ou qui croit savoir que le lendemain lui appartient, va plus loin. Il demande simplement l'abolition de la propriété et l'adoption du système de fermage pour un temps
déterminé qui ne devra pas dépasser vingt et d un ans. | / A en croire ce que des ministres m'ont dit et d ce qu'ils disent publiquement, ils abonderaient d dans ie sens de ceux qui demandent la nationa- p 4 lisation du: sol et la cessation complète et ab- d | solue de la vente de terrains de la couronne. La | v , propriété foncière tout entière, disent-ils, doit n passer au pays. Les propriétaires fonciers, land- L
holders by freehold, doivent être transf:rmés
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en fermiers, Lolders by law. La loi qui doit contenir ces dispositions ne sera pas faite immédiatement, mais dans un avenir fort rapproché. En attendant, le gouvernement ne vendra plus de crownlands, mais, à titre d'essai, il en affermera de petits lots pour un temps déterminé.
Tel est le programme des ministres du jour.
On doute de leur sincérité, je ne sais de quel droit et sur quel fondement. Mais, sincère ou non, leur langage n’est que l'expression de la volonté bien arrètée des masses qui, si elles ne sont pas encore en pleine possession du pouvoir suprème, y arriveront irrésistiblement, sûrement et prochainement.
Pendant que j'inscris dans mon journal les données et réflexions qu'on vient de lire, la Zealandia rase les côtes arides, rocheuses, accidentées de la partie la plus septentrionale de l’île du Nord, habitée par deux cents blanes et hantée par un nombre inconnu mais peu considérable de nomades indigènes. Pendant toute cette traversée, la mc:, qui ne fait guère honneur à son nom, nous tient constamme:{ rigueur. Mais le Léviathan américain, qui ne connaît pas le roulis et fort peu le tangage, n’en avance pas moins
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majestueusement, sinon rapidement, vers sa destination. Un jour nous pûmes jouir d’un spec-
. tacle extrèmement rare, celui d’une tempète
éclairée par un soleil splendide. Enfin, le 17 novembre au matin, la Zealandia pénétra entre les heads dans la baie de Sydney, qui soudainement déploia devant nous ses incomparables beautés.
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