UN CYCLONE
vue de la baie, qui est désolante, mais qui ne le sera plus quand le sable aura été transformé en champs cultivés et les broussailles en parcs; quand les rochers se seront couronnés de jolies habitations ombragées d’eucalyptus ou de pins de Norfolk; quand des vapeurs sillonneront cette solitaire et silencieuse lagune. Est-ce un rêve? Assurément non. Cela s’est vu ailleurs, et pourquoi ne le verra-t-on pas dans l'Australie de l'Ouest? Seulement il faut vouloir. Et on possède cet art.
Une mouche à vapeur me ramène au Shannon, où j'arrive trempé jusqu'aux os par l’embrun et par la pluie. Le temps se met soudainement au beau et au froid. Les vieux marins qui connaissent ces latitudes secouent la tête sans rien dire. Serait-ce d'un mauvais présage ?
Le lendemain nous sommes pris dans un cyclone ; il souffle du nord et nous pousse vers le sud. La mer est magnifique : de l’ear bouillante dans un immense chaudron. Quand, par moments, un soleil pàèle déchire les nuages, la vague prend les teintes du saphir; mais quand il se cache derrière des voiles gris, blancs, noirs, la mer semble un immense linceul prêt à nous envelopper. Nous sommes terriblement ballottés. J'ai le Aurricane deck pour moi seul, On m'a attaché à ma chaise et celle-ci est consolidée
de à vu “ ne a, a nt ——
. sms quan ets meurs dam EC 5 mere RTSE = e nn À de + mr hat A Am 00 + em mr
Te Pre Gt om Re
2 0 mm rm Et
avec des cordes. Le spectacle est sublime. Y a-t-il danger? Vaine question. A quoi bon se l’adresser? Il s'agit de sortir de l'entonnoir qui se déplace probablement dans la direction du sud, et dont le diamètre est probablement d'une dizaine de milles. Mais où se trouve le centre ? Toute la question est là. J'ai entendu dire à des capitaines qu'ils sont guidés, en pareille circonstance, par des symptômes qui ne trompent jamais. J'en ai entendu d’autres affirmer qu’on aurait tort de faire fond sur ces symptômes. Ce qui est certain, c'est qu'il faut sortir du cercle magique, car si l’on n’en sort pas, on est englouti.
Il fait nuit, mais ce n’est pas une nuit noire. Des lueurs blafardes errent sur l’eau. D'où viennent-elles ? Je l'ignore. Le sommeil me gagne par moments et me reporte vers le ciel radieux du grand et noble pays que je viens de quitter. Je me sens cahoté dans le howdah d’un éléphant qui s'enfuit à travers les sables brülants du Rajputana. Puis, réveillé en sursaut, je reviens à la réalité de sinistre apparence. Mais la curiosité, le désir ardent de deviner l'issue de l’aventure empêche toute autre émotion. Franchironsnous la périphérie? Un matelot, devenu mon ami, vient de temps à autre ajuster ma fourrure et m'apporter les nouvelles du moment. Il me dit que les passagers sont presque tous malades
irnt on Ce cle ati.
ire.
ienpar du Je dant du iens rioennson ‘ure me des
calé, 2 4 bas AU ©. AL RS ET CR: ÿ FR x x LL... d à à | . e. A