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journaux donnent régulièrement les noms des passagers.
Le pays est tel que je l’ai vu dans toutes les autres colonies de ce continent. Beaucoup, peu ou pas d’eucalyptus ; à perte de vue, formant l’enclos des stations des squatters, des fils de fer tendus horizontalement ; très peu de villes, le plus souvent composées seulement de quelques maisonnettes. Celles-ci avec leur véranda sur le devant, avec un ou deux conifères à côté, se ressemblent toutes. Rien de plus mélancoliquement monotone, si ce n’est la forêt, forèt épaisse, forêt à moitié défrichée, forèt complètement détruite. La pleine lune inonde de ses teintes argentées des troncs d'arbres calcinés, des arbres qui ont perdu leur panache, d’autres qui, privés de leurs feuilles, vous tendent des bras de squelettes. Le jour, en éclairant ce paysage, le prive de la poésie élégiaque de la nuit.
Golbourne se présente bien. C’est une vraie ville, mais le pays reste le mème. Des eucalyptus, et encore et toujours des eucalyptus. Enfin les lignes fuyantes des montagnes bleues surgissent, puis elles se rapprochent, et voilà les masses blanches nuancées de rose de Sydney se développent devant vous. Encore une demi-heure, et vous descendez dans la vaste gare de la métropole de la Nouvelle-Galles.