‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme] (volume 2)Chapitre 60 sur 97 · I YA · texte numérisé non relu

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conseils de mes amis, à choisir une route réputée dangereuse à cause du climat et des nombreux récifs de corail qu’on y rencontre. En effet, dans les commencements, la compagnie a perdu plusieurs bâtiments. Mais aujourd'hui, gràce à l'excellent éclairage des côtes, gràce à la connaissance de ces mers jusque-là rarement visitées, les accidents et les désastres sont devenus fort rares. Les bancs de corail s'étendent du nord au sud, laissant entre eux et la côte d’immenses lagunes qu'ils protègent contre le vent quand il souffle de l’est. Comme cette mer intérieure a peu de profondeur, tout au plus cent vingt pieds, les capitaines ont l'avantage de pouvoir jeter l'ancre quand il y a du brouillard et d'attendre sans danger le retour du temps clair.

Le gouvernement de Queensland, qui encourage l'immigration par tous les moyens dont il dispose, accorde le passage gratuit aux jeunes filles, et chaque bateau (le service est mensuel) en transporte de quatre-vingts à cent. Tout colon qui cherche une domestique ou qui, ce cas est le plus fréquent, désire faire venir une parente, s'adresse au département de l'immigration à Brisbane et y dépose deux livres sterling destinées à la jeune personne pour son équipement en vue du voyage. Le passage est, je l’ai dit, payé par le gouvernement colonial. La plus

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