‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 11 sur 175 · GOA · texte numérisé non relu

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Goa, 12 au 14 février. — Je dois à l'amabilité de Sir James Fergusson, qui a bien voulu mettre son yacht à ma disposition, d'avoir pu visiter Goa.

Le 12, à la pointe du jour, le Mary-Frere quitta son mouillage du port de Bombay, et, glissant rapidement le long des bas coteaux surmontés de crêtes des Ghats, mouilla le lendemain à la même heure devant Pangim ou Goa- Nova, capitale des possessions portugaises dans l'Inde. Un tableau ravissant se déroule devant les veux des arrivants. Des forêts épaisses de cocotiers enveloppent les deux rives du Mondovi, qui se confond ici avec la baie. Au-dessus de ces rubans verdoyants s'étagent, en formant plusieurs plans, de hautes montagnes dont les sommets sont déjà inondés de lumière tandis que les ténèbres de la nuit enveloppent encore Îles vallées.

Pangim ou la Nouvelle-(Gioa, une jolie petite ville, s'étale le long de l’eau. Des rues perpendiculaires au fleuve abritent sous de beaux arbres leurs maisons indo-portugaises. Nous voyons peu de femmes, mais bon nombre d'hommes au teint plus ou moins basané, selon le plus ou moins de sang indien qui coule dans leurs veines, rarement quelques officiers ou em-

ployés tout à fait blancs, mais ceux-là du blanc

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