‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 119 sur 175 · FUT · texte numérisé non relu

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I y a surtout deux griefs que j'entends formuler. D'abord la prétendue partialité des tribunaux anglais dans les procès entre blancs et noirs. Dans toutes les discussions entre Îles planteurs et les travailleurs qu'ils ont engagés, on sait d'avance, me dit-on, que ce sont les travailleurs qui auront raison devant le juge. On protège l’indigène, et l’on a raison ; mais cette protection, poussée trop loin, devient de linjuslice envers le blanc. Voici un de ces cas qui se reproduisent constamment. Les travailleurs ensagés par quelque planteur lui demandent.des concessions ruineuses, non comprises dans son cahier des charges. Il refuse. Alors ils s’adressent au tribunal, après avoir préalablement concerté cette démarche avse tous les autres indigènes qui sont au service de lear maitre. Is l’aceusent de quelque violation imaginaire de ses obligations envers eux, et, comme il manque de témoins à décharge, il perd son procès. De là — je cite toujours ce qui m'a été dit et répété — la situation presque désespérée du pelt planteur et la grande popularité, parmi les indigènes, du gouverneur, des juges, des fonctionnaires *t employés anglais. « Ceux-là, s'écriet-on, peuvent certainement dormir tranquilles sous Ja garde de quelques soldats noirs. Is pourraient même s'en passer. Mais nous qui ne

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