‹ A travers l'Empire britannique (1883-1884) [microforme]Chapitre 16 sur 175 · PERS VER PARENT · texte numérisé non relu

PERS VER PARENT

GOA-VELHA. 33

droite du Mondovi, nous sert de guide. Il à une bonne et douce figure de prêtre, mais dont la päleur livide témoigne de l'insalubrité du climat. L'aide de camp du gouverneur, qui nous accompagne, affirme que trois où quatre jours passés à Goa-Velha suffisent pour tuer les Européens, où tout au moins pour leur donner la liovre,

Le doyen nous mène chez lui. I occupe un vaste appartement dans le palais du chapitre, le seul, je crois, qui n'ait pas fait place au jungle. Ce n'est pas l'espace qui manque. Des fenêtres on jouit d'une vue étrange, celle de la place principale. La forêt et le maquis l'ont envahie. Une végétation impénétrable recouvre les ruines des maisons. Des touffes d'herbes et de broussailles ont remplacé le pavé, On ne voit que des églises, [y en à une à côté, qui fait l'angle ; en face, un peu à notre gauche, une chapelle à moitié cachée derrière les éventails des cocotiers: elle marque l'endroit par où Albuquerque à pénétré dans la ville. À côté, en avancant vers la droite, Saint-François d'Assise ; tout près, la Sé. Plus loin, derrière une touffe épaisse de palmiers, Saint-Gaëtan, qui rappelle Saint-Pierre de Rome.

Un silence profond plane sur la vieille Goa.

Matin et soir, il est vrai, les cloches invitent les fidèles à la prière. Mais ces sons se perdent dans

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l’espace. Personne ne répond à l'appel. La vie

Hi! s’est retirée. Il ne reste que quelques prêtres,

} j une religieuse , beaucoup de panthères et d’in-

| | nombrables serpents.

{ Rien ne peut donner une idée de ce monument

| If funèbre qui renferme les cendres du Portugal

| il héroïque. A l'entrée, les traits, à demi effacés par Li

ll les siècles, du premier de ses conquérants. Les sa églises encore debout et desservies par leurs prè- ‘4 1 tres. La croix qui a survéeu à l’épée. Partout .

des broussailles et des arbres pour remplacer

les fleurs qu'on plante sur les tombeaux. Il fau-

ll drait la lyre d’un Camoëns pour chanter les tris- | tesses imefiables de ces lieux.

Alhmedabad, 7-18-A49 février. — Ce n'est

£ | pas sans éprouver de vifs regrets que je m'arill ‘ache à l'hospitalité sympathique de Parell et il aux séductions de la Capoue des Indes. Le 16 à | au soir, départ de Bombay. Pendant la nuit, le î train passe la Nerboudda. Au lever du soleil, î près de Baroda, la résidence du Gaekwar, il $ s'enfuit à travers un pare. A dix heures du matin, à | arrivée à Ahmedabad, Le commandant intéri- À | maire du vingt-neuvième régiment d'infanterie à (| indigène, le major Ebden, à la bonté de me À pi 1

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