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entoure. Seulement, ce cercle est trop lumineux ; la rampe qui sépare la scène du spectateur a trop d'éclat, et, comme la lumière, on le sait, est opaque, l’activité de ces messieurs aux habits brodés se passe dans la pénombre. Sans doute les livres bleus, ou jaunes, ou rouges disent beaucoup, parfois trop, jamais assez.
C’est qu'ils ne le peuvent pas. Certaines parties des transactions restent voilées. Mais la vérité n'est vraie que lorsqu'elle se montre à nu. Il en résulte que le public, se croyant informé quoiqu'il ne le soit pas toujours, rend souvent ses arrêts sans connaître les pièces du procès. Le diplomate, frappé d’un verdict injuste, se trouve désarmé. L'honneur et le devoir lui imposent le silence. Mais qu'il se rassure! Le Jour se fera sur sa conduite, probablement longtemps après sa mort, alors que les archives de son temps, passant dans le domaine de l'histoire, s'ouvriront aux recherches de la science. Sous ce rapport, il est vrai, comme sous bien d'autres, Odo Russell n'avait pas à se plaindre. La fortune, incapable de résister aux séductions de son charme, n'avait pour lui que des sourires. Cependant je doute que la nation anglaise soit déjà à même de mesurer la grandeur de la perte qu'elle vient d’essuyer. Ses hommes d'État, ceux qui ont vu ce cher défunt à l’œuvre, et la diplo-
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