AMBER
huitième siècle aux petits miroirs qui tapissent les murs et les plafonds.
Souk-Nevas, la salle des plaisirs, est renommée par ses carreaux peints et par le ruisseau qui traverse les appartements : encore un motif emprunté aux palais des empereurs.
La Zenana, selon moi le plus ancien de ces édifices, se distingue par sa simplicité. La reine régnante tenait ses dourbars dans un hall qui occupe le milieu de la cour. Les vingt-six autres reines se contentaient—et, je crois, les femmes du mahgpe]a ‘actuel se contentent encore, à l'époque des visites que ce prince fait iei deux fois par an, — de petites cellules disposées le long des murs, que longent d’étroits couloirs.
Tous ces édifices sont en parfait état de conservation. Ils ont poussé comme des plantes et forment un groupe irrégulier très dense et très serré. Il'en résulte qu'à chaque pas les vues changent, mais vous avez toujours à vos pieds le lac qui reflète et les châteaux d’Amber et les hauteurs voisines avec leur mur chinois, les palais délabrés de la ville, la riche végétation de l’oasis, et, au delà, les montagnes qui s'enfuient vers le nord,
Le hasard nous conduisit dans le temple de la déesse de pierre, Silla Devi, au moment du sacrifice. Autrefois on immolait une victime humaine. Cet horrible spectacle nous a été épar-
110 RAJPOUTANA.
gné, grûce à Jey-Sing, qui, au commencement du siècle dernier, a aboli cette coutume barbare. Mais la déesse, blessée de ce manque d'égards, fit senli son dépit au maharaja réformateur, qui, pour apaiser sa colère, substitua aux hommes qu'on égorgeait à certaines fêtes de l’année le sacrifice journalier d'une chèvre.
Le temple est petit et n'a rien qui invite à la dévotion, Il ressemble à une antichambre précédant une aleôve où l’on aperçoit la déesse assise sur ses jambes croisées, Devant le sanctuaire se lenaient aceroupis deux hommes qui causaient familièrement, Un petit garcon, prosterné sur le ventre, semblait prier, Une chèvre maigre et chétive attendait le moment fatal avec indifférence, Son instinct évidemment ne lui disait rien, Le prêtre s'approcha, répandit sur elle de la farine et de l'eau sacrée, et en mit aussi sur le coutelas de l'homme chargé de tuer la pauvre bête; un instant après, la tête de la victime rebondit sur le pavé, tandis que le corps fut pendant quatre minutes agité par des mouvements convulsifs. Cependant le prêtre recueiilit le sang dans un vase, qu'il porta à la déesse, après avoir soigneusement fermé le rideau du sanctuaire.
On sait qu'en Orient les très hauts personnages ne se montrent jamais pendant leur repas.
ent du 6e. Mais
fit sen-
, pour qu'on
crifice
e à la )1r'écéassise ire se Saient sur le re et
indifdisait le de ur le uvre e r'epenents sang Voir ire, ges