PAYS
NOMBRE
de
SOCIÉTÉS
NOMBRE
DE MEMBRES
individuels
TOTAL
Allemagne
Australie. .
Autriche . .
Belgique. , Danemark, Espagne , .
Etats-Unis.
France
Grèce. . . .
Hongrie,
Indes Occidentales, Indes Orientales . ,
Italie
Pays-Bas
Roumanie
Royaume-Uni
Russie
Serbie
Sud-Afrique
Suède
Suisse
Totaux
Le nombre des délégués présents au Congrès s’élève à 295, représentant 202 Sociétés ou Fédérations de Sociétés, appartenant à 17 nationalités (I).
(1) Les délégués présents au Congrès, représentaient les pays suivants :
Allemagne,
France,
Royaume-Uni,
Autriche,
Grèce,
Roumanie,
Bclgi(iue,
Hongrie,
Russie,
Bulgarie,
Italie,
Serbie,
Danemark,
Pays-Bas,
Suisse,
Espagne,
Portugal.
La France avait envoyé 8 délégués représentant 27 Sociétés ou Fédérations.
savoir :
Délégués :
L*Economie sociale de Clichy (Seine) L. Buffet.
La Fraternelle de Cherbourg (Manche) .... L. Buffet.
L’Union Coopérative des sociétés françaises de consommation
à Paris L. Buffet, C. Ghiousse
La Fédération des sociétés Coopératives des Employés P.-L.-M.
à Grenoble (Isère) G. Chiousse.
La Philanthropique de Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loire). . G. Chiousse.
La Société civile Coopérative du XVIIP arrondissement à Paris. C. Ghiousse.
L’Abeille Nimoise et Solidarité, à Nîmes C. Chiousse.
L’Union de Roubaix (Nord) G. Ghiousse.
La Société des Agriculteurs de France, à Paris A. de Fonlgalland(l).
La Société Coopérative Agricole du Sud-Est, à Lyon A. de Fonlgalland.
L’Union des syndicats agricoles du Nord, à Boulogne E. Madare.
La Participation, à Paris E. Madaré.
Le Centre fédératif du Crédit populaire en France, à Marseille. de Rocquigny.
Société coopérative Redouly, Valmé et Gie, ancienne maison
Leclaire, à Paris de Rocquigny.
Syndicat des Agriculteurs de la Manche de Rocquigny.
Société Coopérative des Agriculteurs et Vignerons de Cognac
(Gharente) de Rocquigny.
La Banque populaire de Menton (Alpes-Maritimes) de Rocquigny.
(1) M. de Fontgalland, qui a représenté la Société dos Agriculteurs de Franco au Congrès de Buda-Pesth, est très connu dans le monde rural où il ne compte que des sympathies et des amitiés solides.
Il nous paraît donc nécessaire de faire faire aux coopérateurs ouvriers la connaissance de ce Coopérateur agricole qui a sa place marquée parmi ceux qui ont le plus fait pour la défense de l'Association Coopérative de consommation.
11 nous suffira pour cela de donner une liste abrégée de scs fonctions :
Président du Syndicat agricole de Die (DrômeJ ;
— de l'Union des Syndicats agricoles de la Drôme ;
Vice-Président de l’Union du Sud-Est des Syndicats agricoles de Lyon ;
Président de section à la Société des Agriculteurs de France ;
Directeur de la Revue a Le Droit rural ».
Président de la Société des magasins transports frigorifiques de France.
Nous nous arrêtons, car la liste va jusqu’au n<> 22, et on peut se demander en la consultant, comment un homme s’il n’est pas en acier peut, même en s’y consacrant tout entier, arriver à satisfaire aux obligations si nombreuses que lui imposent ces mulliples fonctions.
Délégués :
Les Vignerons de Maraussan L. Héliés.
La Bellevilloise, à Paris L. Héliés.
L’Union d’Amiens L. Héliés.
La Bourse des Sociétés Coopératives socialistes de France, à
Paris L. Héliés.
La Fédération de la Région Parisienne, à Paris L. Héliés.
La Coopération socialiste, à Paris M. Mauss.
La Famille, rue Malar, à Paris M. Mauss.
L’Economie, à Nantes (Loire-Inférieure) M. Mauss.
La Verrerie Ouvrière d’Albi (Tarn) M. Mauss.
La Chambre consultative des associations de production, à
Paris R . Barré .
De rorganisation et du fonctionnement d’associations coopératives de consommation dans les districts ruraux ou quasi-ruraux,
C'est la première question à l'ordre du jour sur laquelle M. le docteur Hans Muller, secrétaire général de l'Union suisse des Sociétés de consommation, a présenté un rapport remarquable qui a servi de base à la longue discussion qui s’est développée sur cette question. D’autres rapports très intéressants mais que j'appellerai des sous-rapports ont été présentés également par MM. D. Mac Innés, membre du Comité central de l'Union coopérative de la Grande-Bretagne ; Séverin Jorgensen, Président dePUnion des Sociétés coopératives danoises de distribution et par le colonel J. GérébiatiefT, membre du Comité permanent des Sociétés Coopératives en Russie.
Comme les rapports et sous-rapports présentés au Congrès ont été très nombreux (112 en tout) et qu’ils forment 510 pages d’une brochure in-octavo, sans compter les imprimés annexes qui nous ont été distribués, je ne parlerai que des
rapports principaux qui ont servi de base aux discussions pour ne pas me perdre dans les détails. Pour les autres, ceux que j’appelle des sous-rapports, je me bornerai à donner le nom de leurs auteurs.
J’ai dit que M, le docteur Hans Muller a présenté un rapport remarquable, je dois ajouter qu'il l’a présenté d’une façon extrêmement intéressante et éloquente.
Voici quelques extraits du travail du rapporteur :
On entend souvent exprimer l’opinion que les Sociétés de consommation ont besoin, pour prospérer, de l’air épais et enfumé des villes et des districts industriels, et que l’air pur de la campagne couverte de champs cultivés et de pâturages, est défavorable à leur développement.
Cette opinion qui, si elle était juste, ne manquerait pas de compromettre fortement la cause des Associations de consommation, se base probablement sur le fait que, jusqu’à présent, les centres industriels et commerciaux, seuls, ont pu être recouverts d’un réseau serré de Coopératives de consommation, tandis que la population rurale a toujours réussi à se soustraire à notre influence.
Or, il est incontestable que, jusqu’à ce jour, la classe ouvrière industrielle a été l’agent principal des Coopératives de consommation. En Angleterre comme en Ecosse, ces deux pays classiques de la Coopération, notre mouvement est un pur «WorkingMen’s movment ». En Allemagne, en Belgique, en France et en beaucoup d’autres pays, les Sociétés de consommation ont également établi leurs quartiers généraux dans les villes et au centre de la population ouvrière.
Mais est-il permis de tirer de cet état de choses la conclusion que les Coopératives de consommation ne puissent prendre racine et se développer que dans les villes, dans les milieux industriels, et qu’elles doivent renoncer à étendre leur rayon d’action aux villages et aux fermes de la population rurale?
Nous n’avons heureusement pas besoin de recourir, pour réfuter cette opinion, à de longues déductions théoriques. Nous n avons qu’à appeler l’attention sur une série de faits démontrant à l’évidence que la campagne, la population rurale, n’est point inaccessible à l'organisation coopérative de la consommation et que, bien souvent même, les conditions nécessaires à son développement sont plus favorables dans ce milieu qu’elles ne le sont dans nos grands centres industriels. Le Danemark et la Suisse, tout récemment aussi la Finlande, fournissent des preuves à l’appui de la thèse, que la Coopération de consommation est susceptible de remporter de gros succès dans les districts ruraux et quasi ruraux, et que l’agriculteur peut devenir un coopérateur de consommation, qui ne le cède en rien à l’ouvrier.
Commençons par nous occuper des faits et expériences du coopératisme de consommation du Danemark.
Malheureusement il ne m’a pas été possible d’étudier sur place ce mouvement ; force
Ed. MADARK
Arocat à lifmlo(fne-snr~Met\
Pn'siftent de V Union des St/ndicafs (if/rico/es du Xord.
rapports principaux qui ont servi de base aux discussions pour ne pas me perdre dans les détails. Pour les autres, ceux que j’appelle des sous-rapports, je me bornerai à donner le nom de leurs auteurs.
J’ai dit que M. le docteur Hans Muller a présenté un rapport remarquable, je dois ajouter qu’il l’a présenté d’une façon extrêmement intéressante et éloquente.
Voici quelques extraits du travail du rapporteur :
On entend souvent exprimer Popinion que les Sociétés de consommation ont besoin, pour prospérer, de Pair épais et enfumé des villes et des districts industriels, et que Pair pur de la campagne couverte de champs cultivés et de pâturages, est défavorable à leur développement.
Cette opinion qui, si elle était juste, ne manquerait pas de compromettre fortement la cause des Associations de consommation, se base probablement sur le fait que, jusqu’à présent, les centres industriels et commerciaux, seuls, ont pu être recouverts d’un réseau serré de Coopératives de consommation, tandis que la population rurale a toujours réussi à se soustraire à notre influence.
Or, il est incontestable que, jusqu’à ce jour, la classe ouvrière industrielle a été Pagent principal des Coopératives de consommation. En Angleterre comme en Ecosse, ces deux pays classiques de la Coopération, notre mouvement est un pur «WorkingMen’s movment ». En Allemagne, en Belgique, en France et en beaucoup d’autres pays, les Sociétés de consommation ont également établi leurs quartiers généraux dans les villes et au centre de la population ouvrière.
Mais est-il permis de tirer de cet état de choses la conclusion que les Coopératives de consommation ne puissent prendre racine et se développer que dans les villes, dans les milieux industriels, et qu’elles doivent renoncer à étendre leur rayon d’action aux villages et aux fermes de la population rurale?
Nous n’avons heureusement pas besoin de recourir, pour réfuter celle opinion, à de longues déductions théoriques. Nous n'avons qu’à appeler l’attention sur une série de faits démontrant à l’évidence que la campagne, la population rurale, n’est point inaccessible à l’orijanisation coopérative de la consommation et que, bien souvent même, les conditions nécessaires à son développement sont plus favorables dans ce milieu qu’elles ne le sont dans nos grands centres industriels. Le Danemark et la Suisse, tout récemment aussi la Finlande, fournissent des preuves à l’appui de la thèse, que la Coopération de consommation est susceptible de remporter de gros succès dans les districts ruraux et quasi ruraux, et que l’agriculteur peut devenir un coopérateur de consommation, qui ne le cède en rien à l’ouvrier.
Commençons par nous occuper des faits et expériences du coopératisme de consommation du Danemark.
Malheureusement il ne m’a pas été possible d’étudier sur place ce mouvement ; force
m est donc de puiser mes renseignements dans les rapports faits sur ce sujet par des coopérateurs tant danois qu’étrangers ; j’espère pourtant que mon exposé sera complété par les délégués danois que nous avons le plaisir de voir participer à ce Congrès.
La première Société danoise de consommation composée, elle aussi, il est vrai, d’ouvriers, a vu le jour vers l’an 1870, dans la petite ville de Thisted. Sa création est* due à 1 initiative d’un brave pasteur du nom de Sonne, qui agissait probablement sous l’impulsion d idées venues d’Angleterre. Cette Coopérative prospéra malgré toutes les attaques dont elle fut l’objet et bientôt son exemple trouvait de nombreux imitateurs. Parmi ceux-ci, les paysans étaient les plus intelligents et remportaient le plus de succès. Tandis que* les Coopératives fondées par les ouvriers urbains avaient à endurer des adversités de tout genre qui ruinaient, sous peu, la plupart d’entre elles, les Coopératives rurales savaient défendre avec succès leur existence. D’un recensement organisé en 1892, il résulte qu’à celte époque il existait en Danemark 547 coopératives rurales de consommation et 5 coopératives urbaines. Six ans plus lard, le nombre des coopératives rurales de consommation
était de 829 et celui des coopératives urbaines de 8. Encore aujourd’hui, où le nombre
total des sociétés danoises de consommation est évalué à 1.000 en chiffres ronds, la proportion indiquée sera approximativement la même.
Nous nous voyons donc en présence du fait remarquable que le mouvement coopératif de consommalion si étendu du Danemark est soutenu presque exclusivement par des agriculteurs, qu’il ancre tout entier dans la population campagnarde.
Le nombre total des familles organisées dans les Sociétés de consommalion est évalué a liO.OOO ou 150.000 au moins, ce qui correspondrait à un nombre d’âmes de lOO.OOO à 800.000, soit un quart du total de la population.
D après un tableau qui m’est parvenu de source autbenti()ue, le chiffre d'affaires de la
Coopérative de gros danoise se répartit comme suit sur les différentes catégories de marchandises :
Denrées coloniales 14.203.905 cour. (1)
Articles manufacturés 1.248.617 —
Articles en fer 1.159.504 —
Semences . , . , Cafés torréfiés
Chocolat
Tabac
Sucreries ....
Thés
Bicyclettes. . . .
(I) La couronne danoise (krone) vaut 1 fr. 335 de notre monnaie.