‹ À travers l'Europe: impressions et paysagesChapitre 5 sur 28 · ABI · texte numérisé non relu

ABI

Son esprit ixe serait peut-^tre pas sans f6condit6, ni profondeur, s'il n'etait pas 6parpill6 sur tant de choses. J'en admire souvent la facility et I'^clat ; mais le boulevard est une 6tuve oii il >se volatilise. Cerveau singuliferement organist ; il y passe beaucoup d'id^es parfois originales, rarement justes, mais aucune n'y reste.

Le boulevardier arrive souvent k une belle position. II d6bute g6n6ralement dans la petite presse, et s'il y fait preuve des aptitudes qui conviennent k ces petits carr6s de papier, son avenir est assur6.

II ne faut pas qu'il appartienne k la grande ^cole qui croit que le journalisme est un sacerdoce. Mais il faut cependant qu'il sache faire le journal, et manier adroitement cette arme 16gere qui ne rentre jamais au fourreau, et qui fait mille passes brillantes sans jamais tuer personne.

Le grand style n'est pas non plus de mise. L6ger, grivois, satirique, 6maill6 de jeux de mots et de calembours,. et surtout neuf, voil^ le style qui r6ussit. II ne faut pas parler comme tout le monde, et moins encore comme les classiques. II faut trouver ces nouveautfe dont Paris rafFole, et s'il le faut, d6figurer la langue par Tabus des figures.

Timoth6e Trimm 6tait le module du genre. II 6crivait : " elle avait des cheveux blonds, insolents comme de Tor, longs comme une trag^die en cinq actes... Les roues de fer de nos locomotives avaient des rhumatismes...

Je cueille quelques calembours dans un num^ro du Tintamarre : Une tasse de chicor^e, c'est I'amer si boire... La politique est un jeu... de maux. Quand le ministre de VirUSrieur est demissionnaire, il en r^sulte une crise dedans,

Parmi les faits divers intitulfe "Faits-Paris... nadvertance " : " toutes les personnes kg^es qui lisent le Tintamarre sont infailliblement derideea I

Je ne puis citer que les mots convenables. Mais si je reprodui^ais les grivoiseries qui les accompagnent, je prouverais qu'on a eu raison de dire que la petite presse est en voie d'encanailler la langue frangaise.

Avec cet esprit dont j'ai indiqu^ le genre, on va tr&s loin dans la petite presse, et si Ton veut s'attacher k un groupe politique, on arrive bient6t k commander ces troupes l^g&res qui harcfelent sans cesse I'ennemi, et Temp^chent de se fortifier. Ou bien, grltce k quelques articles serieux, lances k propos, on arrive k la grosse presse. hk, il est perpais d'etre ennuyeux et d'ecrire un peu comme tout le monde; car c'est au milieu des artilleurs tratnant p6niblement leurs batteries de campagne que Pon marche k Fassaut des minist^res.

Dh& lors, le Parisien du boulevard ne connalt plus de borne si son ambition, et le jour viendra o\i il sera depute du peuple et m^me ministre. Ce qui fait sa force c'est de savoir accomplir certaines Evolutions avec conviction.

II n'a pas pr6cisement d'6rudition, mais il connalt la superficie des choses. II parle, discute, critique,

raisonne k perte d'haleine sur mille et un sujets, et les chocs de mots lui apportent d6s id^ee, comtne les rimes en fournissent k certains pontes. II se grise de paroles, et bitit mille syst^mes qu'il pretend imposer £l la France. Lui qui repousse les dogiiies, il dogmatise sUr tout ayec I'absolutisme d'un despote.

Ce n'est pas un piocheur, un b6n6dictin; il ne pAlit pas sur les livres ; mais tant6t il sait ,6crire, et tant6t il sait parler. L'art de la parole surtout est tout-puissant en France. Si, comme une mitrailleuse, il pent partir sL la moindre ^tincelle, et lancer des p^riodes sonores qui 6meuvent, qui ^branlent, qui exaltent les masses, il ira oii il voudra, surtout s'il sait ^voluer en temps convenable.

Mais n'allez pas croire qu'il n'y ait dans ses Evolutions que de la com6die. Non, ce depute phraseur et poseur, qui sait jouer k la Chambre autant de r61es qu'on en joue au theatre, n'est pas aussi com6dien que vous I'imaginez. Tout en plaidant le pour et le contre, il est souvent convaincu. Mais il est 16ger, et le vent I'emporte toujours plus loin qu'il ne veut aller, soit dans un sens, soit dans un autre.

Dans I'opposition c'est un. cannibale intraitable. II a des haines farouches pour tout ce qui exerce un lambeau d'autoritE. II a des accents terribles, des d^nonciations ardentes, de3 revendications pleines de menaces contre I'ordre de choses existant. A I'entendre, tout va mal, ou rien ne va plus, et tout est k refaire.

Mais du jour qu'il est arriv6 au pouvoir, ce tigre

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s'apaise. La situation ne lui paratt plus si mauvaise. Sans doute, il y a beaucoup de r6formes si op6rer ; mais il faut du temps. On ne doitrien brusquer... II ne faut pas amonceler des mines, sans savoir exactement par quoi on remplacera les choses renvers^es... II faut tenir.com pte des circonstances, des pr6jug6s dupeuple... II convient d'ailleurs de consolider le pouvoir, afin qu'il puisse r6aliser k la longue et prudemment les articles de son programme...

II se reclame alors du parti de I'ordre. Souvent m6me son journal a la pr6tention d'avoir toujours appartenu si ce parti. Mais, pour lui, le commencement de la sagesse, ce n'est pas la crainte du Seigneur, c'est la crainte de la guillotine.

II pr^che le principe de 89. II le propage, il le vulgarise, il le fait triompher. II en applaudit les developpements et les r^sultats jusqu'en 90, jusqu'en ' 91, jusqu'en 92. Mais lorsqu'il voit tout k coup se dresser 93, la peur le saisit, et il devient conservateur.

On connait ce vieux proverbe : au pays des aveugles les borgnes sont rois. Depuis pr^s d'un demisi^cle les Parisiens du boulevard ont eu deux borgnes pour rois, M. Buloz et M. Gambetta. L'un a r6gn6 quarante ans et I'autre un peu plus de douze ans. II me semble que les boulevardiers devraient leur faire 61ever un tombeau sur lequel seraient inscrits les vers suivauts, variante d'une 6pigrarame de Monselet :

Quand nos rois au tombeau farent pr^s de descendre, Rien n'est venu les retarder ; lis n'avaient qu'un ceil k fermer, Et, comme on salt, point d'&me k rendre.

Leur succession est' encore vacante. Pourquoi ne prend-on pas M. Naquet? Apr^s la dynastie des borgnes, on aurait celle des bossus.

LES TOUEISTE8 PABI8IEN8.

E Canadien-Franjais voyage beaucoup, plus mfiine que I'Anglais et l'Am4ricain.

C'eat un goflt acquis par see anc^tres sur la terre d'Am^rique, puisque les Franjais de France ne I'ont pas. Non, le Fran- 9aia ne voyage pas, d'abord parce qu'il n'en a pas le goflt, et ensuite parce qu'il croit n'avoir rien 4 apprendre ailleurs.

Sur ce dernier point il a tort, II trouverait ailleura bien des choses ^ imiter, et des enseignements dont il pourrait faire son profit. Le contact avec d'autres peuples le rendrait peut-Stre k la fois plus gouverr nable et plus apte & gouvemer.

Ainsi — pour ne citer qu'un exemple — le Parisian, qui vient en Canada et qui n'est pas entiferement aveugl4 par lea pr^jug^a, y constat* XorcSment deux faits qui renferment une lefon salutaire pour sa patrie. Le premier, c'est qu'il y a ici un petit peuple qui eat rest4 franjais, qui grandit rapidement et qui vit heureux, parce qu'il est demeur^ fermement attach6 i la foi catholique et k son clei^S ; le second, c'est que nous avions ici le regime f^odal, tel qu'il existaitjadis en France, et que nous I'avons aboli sans rfivolte, sans secousse, et sans avoir recours aux &meux principea de 83.

Ces faits, avec bien d'autres, ont frapp^ les observateurs intelligents qui nous sont venus de France de temps k autre, et surtout les consuls-g^n^raux que la France nous envoie depuis quelques ann6es. S'il en est qui arrivent ici avec des id6es pr6con9Uf ^^ ^ quelques pr6jug68, ils apprennent bient6t si nous conn^ltre mieux et k nous rendre pleine justice. <^>

Mais parmi les touristes parisiens, il s'en rencontre qui sont moins clairvoyants, moins reconnaissants et moins justes ; et pourtant, ils sont tons et toujours les bienheureux au milieu de nous. Car, il y a une quality dont nous pouvons nous vahter sans ostentation : nous avons un coeur d'or, et ce coeur d'or, nous le portons sur la main, toujours pr^ts k Poflfrir aux strangers, surtout quand ils sont frangais.

II y a quelques ann^es surtout, lorsqu'un touriste d'outre-mer d6barquait k Qu6bec et disait : Je suis Fran9ais, cette parole magique lui ouvrait toutes les portes. II devenait I'enfant g&t6 de la soci6t6 qu6becquoise, et chacun voulait le ftter.

Nous sommes devenus moins empresses, j'allais dire moins nai'fs, et gr^ce k quelques visiteurs parisiens, notre hospitality finira par 6tre r^duite si de justes proportions. lis sont si spirituels, ces messieurs, et se moquent si agr^ablement de nous quand ils sont retourn^s si Paris ?

(1) M. Le&ivre, ex-coDsul-g^n^ral de France k Quebec, a public dans le CorregpondarU en 1876j je crois, deux articlee sjmpahiques et pleins d'aper9us elev^s sur le Canada.

Certes, nous avons k Paris des amis d6vou6s ; je I'ai d6j£l dit et j'aime k le r6p6ter. Ce n'est pas le lieu ni le moment de les faire connaltre tous ; mais il y a deux noms qui se pressent sous ma plume et '"'liye veux rappeler : M. Rameau, dont les ouvrageCsont plus canadiens que fran9ais, et M. Claudio Jannet, qui a travers6 notre pays avec enthousiasme, et qui a publi6, dans le Oorrespondantj une 6tude marquee au coin de la bienveillance et de la justice, sur la race frangaise dans VAm^ique du Nord, ^^) Je voudrais ^tre autoris6 k parler au nom de mon pays pour exprimer ici notre reconnaissance k ces deux vrais amis du Canada.

Comme contraste, je veux nommer ici deux tou-

ristes parisiens qui nous ont moins admires, et dont

nous conservons un souvenir assez d6sagr6able. Le

* premier est M. Ernest Duvergier de Hauranne, et le

second est M. de Molinari.

Les impressions de voyage de M. Duvergier furent publi^es d'abord dans la Revue des Deux Mondes, en 1865, puis r6unies en deux volumes sous le titre Huit mois en Amirique. La partie qu'il consacrait k notre pays fourmillait d'erreurs et d'appr6ciations injustes. M. Chauveau, alors surintendant de I'lnstruction Publique, en fit une critique fort spirituelle et delicate, que nous regrettons de ne pouvoir citer en entier. Nous en d^tachons seulement les derniSres lignes.

(1) Voir le Correepondatiif livraisons de Mai et de Juin 1881.

M. Duvergier avait 6crit : " Quant k moi, le Journal de Quibec annongait hier pompeusement mon s^jour dans cette ville. Me voil^l done aussi un personnage, et je vais ce soir honorer de ma presence le bal des bachelors de Quebec."

A cette citation M. Chauveau ajoutait : " Le touriste s'est un peu exag6r6 la port^e de ces deux incidents. Le bal des b.achelors n'est point pr6cis6ment de ces choses qui font dire " Non licet omnibus adire Oorinthum,'^ et le Journal de Quibec, si nous avons bonne memoire, s'6tait born6 k publier que M. Duvergier 6tait le fils d'un 6crivain distingue. Tons ceux qui ont lu VHistoire du gouvemement parlementaire en France trouveront qu'on ne pouvait rien dire de moins, de m^me qu'aprfes avoir lu Huit mois en Amkrique nous n'oserions rien dire de plus."

M. de Molinari, coUaborateur au Journal des Dibats, a fait un travail plus s^rieux (il n'est plus k VtgQ oii Ton pent se montrer enfant terrible), et plusieurs de ses appreciations sont justes. Mais c'est encore une etude tres superficielle, fort peu brillante dans la forme, et compos^e, quant au fond, de banalites et de lieux communs.

II y a, dans son premier volume sur les Mats- Unis et le Canada, des nouveautes qui amusent beaucoup ses lecteurs canadiens. Ainsi il ^crit : que le fleuve St-Lcvurent n'est qu'une s^rie de lacs, d'une largeur de cinq k dix kilometres, qui se retr6cissent gk et Isl et forment des rapides... Qu'en descendant ce fleuve de Montreal k Quebec (k berd du OUy of Qaebec)^ il a

traverse les comt^s d'Argenteuil, de Belleville^ de Montmagny et de Charlevoix... que les remparts de Quebec datent de Champlaia (6 fondateur de Quebec, reconnaltrais-tu Vabitation dans notre citadelle et nos murailles?)... que la ville de Montreal est divis6e en deux comme par la lame d'un couteau, partie anglaise et partie fran9aise, et que du c6t6 fran9ais toutes les rues sont baptis6es de noms de saints, tandis que du c6t6 anglais on les a plac6es sous le patronage des anciens gouverneurs... qu'il n'y a pas dix canadiens-frangais qui fr^quentent la soci6t6 anglaise, etc., etc., etc.

Voil^ quelques-unes des jolies d6couvertes que M. de Molinari a faites, et qu'il r6v&le au public frangais avec tout Paplomb du Parisien bien inform^. AprSs cela, il pent nous plaindre de vivre dans la d6pendance du clerg6 et de ne pas danser la valse ; nous ne nous en affligerons pas, nous avons trop envie de rire.

Si le savant 6conomiste s'^tait montr6 plus sympathique et mieux renseign6 aprSs son second voyage en Canada, j'aurais volontiers pass6 I'^ponge sur les erreurs de son premier ouvrage. Car il arrive a tons les voyageurs d'en commettre, et j'ai besoin, tout le premier, de quelque indulgence sous ce rapport. ^

Mais M. de Molinari ne doute de rien, ni de luim§me, et sans s'^tre donn6 la peine de mieux observer, il recommence k publier sur notre compte des lettres fantaisistes dont nous devons relever-quelques assertions.

En v6rit6, ces nouvelleg lettres au Journal dsi Di-

5afe, intitul^es " Au delh de VOcian^^^ sont fort m6diocres et diSnuees d'int^r^t. Mais i cause de leur titre et du sujet trait6, elles sont lues en France, et s'il en est qui peuvent nous faire du bien, il en est d'autres qui sont de nature k nous faire tort, et contre lesquelles nous devons protester.

Pour ma part, je suis convaincu que nos meilleurs amis d'outre-mer sont les catholiques de France. Or ils ont At. ^tre afflig6s de trouver,sous la plume d'un 6crivain s6rieux qui se dit notre ami, cette assertion Strange : " que le Syllabus n'est accept^ au Canada " que par une impuissante minority." C'est une accusation denuee de tout fondement, un veritable outrage k la v6rit6 ; et si M. de Molinari a cru faire notre 61oge en parlant ainsi, il s'est completement tromp^, et nous lui en tenons compte comme d'une sanglante injure. Mettre en doute rint6grit6 de notre foi et notre parfaite docility aux enseignements du Saint-SiSge, c'est nous blesser dans ce que nous avons de plus cher.

M. de Molinari dit encore que, d'apres les apparences, l'616ment frangais en Canada sera in61uctablement absorb^ par la race anglaise dans un avenir plus ou moins 61oign6.

Nous nous expliquons ces tristes previsions chez un homme qui parait n'avoir vu et entendu que de I'Anglais parmi nouS, et qui appelle m^me Qity of Quebec notre splendide bateau k vapeur si canadienfran9ais,-le "Quebec."

Mais nous prions nos amis de France de ne pas

trop s'alarmer. Les sombres predictions de M. de Molinari, et celles de M. Thompson, qu'il cite, ne pourront ni comprimer nos aspirations g6n6reuses ni miner nos esp^rances d'avenir. Nous croyons bien plus fermement au Syllabus qu'fl leur don de prophetic.

Nous n'appart^aons pas k I'^cole des ^conomistes utilitaires, qui ne croient pas k la Providence des nations, et dont la vue est par 1^ m^me trfes courte. M. de Molinari est un de ces myopes. II pent 6tre capable de coter k leur juste valeur les actions du commerce, et de pronostiquer les fluctuations de la Bourse ; mais il n'est pas competent k juger des croyances religieuses d'un peuple et des nobles esp6rances de son patriotisme. Car pour 6tre -bon juge en ces matiSres, il faut avoir sur la religion et la patrie des id6es et des convictions -que la science 6conomique lib^rale ne donne pas.

Pourquoi MM. Claudio Jannet et Rameau nous ont-ils mieux jug6s ? Farce qu'sl travers notre organisme encore faiblemais sain, ils ontsenti notre kme forte et virile ; parce qu'ils ont compt6 les battements de notre coeur, 6prouv6 la chaleur de notre patriotisme, I'ardeur de notre foi et la vitality de nos esperances.

Avant de prendre conge de M. de Molinari, je veux rappeler un trait de ses dernieres lettres.

II s'est plaint qu'^ Quebec les enseignes et les affiches sont presque toutes en anglais. Cependant il a lu une aflQche fran9aise collie sur un mur, et il I'a

copi^e comme une curiosity. C'6tait un entrepreneur qui demandait des travailleurs, et qui offrait 80 cents par jour pour les " bons homuies." Jugez si le Parisien a trouv6 plaisante cette expression bons hommes^ et s'il peut avoir des illusions sur un peuple dont les ouvriers 6crivent ainsi le franyais I

Je crois vraiment que nous sommes un peu trop bona hommes pour ces touristes 616gants de Paris. En tout cas c'est bien Popinion qu'ils ont de nous, et je tiens pour ma part k ne la pas m^riter. <^>

Le tourjste parisien (je reviens ici au boulevard), ce finaud qui sait tout, cet esprit fort qui s'est afFranchi de tout respect comme de toute crainte, a quelquefois une grande naivet6, qui ressemble beaucoup k I'ignorance. II croit que I'univers civilis6 s'6tend jusqu'aux portes de Paris, mais pas au delL Jugez de ses 6tonnements quand il d^couvre d'autres grandes villes que Paris, d'autres savants que les membres de Plnstitut, d'autres esprits que lui-m^me.

Je ne sais plus quel boulevardier raconte qu'il alia un jour a Londres avec quelques amis. Convaincus qu'une fois les murs franchis, c'etait partout la campagne, m^me au del^l de la Manche, ils n'avaient emporte que des paletots et des feutres mous. Imaginez leur embarras quand ils se virent invites k

(1) M. Faucher de St-Maurice a public, dans le Journal de QiiebeCf une critique ^mue des Leilres de M. de Molinari. La Mifierve et d'autres journaux ont ^galement protest^ contre plu* sieurs de ses appreciations.

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