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rand insulteur de que Sodome eût et que Paris cr'1-
ait alors l'ancien ut lieu, et l'on ne dont Voltaire fut on expression, le s les roses. Chose mes! déployèrent teur du Christ et le honteux était un nnaire qui allait
e seule indigne, et noraliste que nous
plaît à nous reprémœurs en riant. Il efs-d'œuvre y sont de la France. Peron de son style, ni maine. Ses inimine seront peut-être
qui était en même n temps ? L'histoire vie, et sa Cour, l’on laloue et à madame
orrupteur. Au lieu ivrer au mépris des ses coupables maijerre et Amphytrion tandis qu'il tournait 38 innocents, et les
surtout Bourdaloue, l'œuvre corruptrice
du théâtre. Mais il fut À son tour traîné sur la scène et ridiculisé dans Tartufe, Cette comédie fit un mal immense, et elle en (ait encore. Quand je l'ai vu jouer à la Comédie Française, Tartufe portait une longue redingote noire, boutonnée jusqu’au cou et descéndant assez bas pour imiter une soutane ; et les applaudissements de l'auditoire soulignaient certains passages qui ne laissaient aucun doute sur sa personnification véritable,
Il y a deux siècles que le théâtre bâtonne les Jésuites sur le dos de Tartufe. Mais les religieux ont la vie dure ; ils résistent et poursuivent leur mission, On les chasse de partout, et ils sont
toujours quelque part; on les tue çà et là, et ils ne meurent jamais !
Pauvre Molière! Comment aurait-il pu corriger les mœurs 2es autres, quand il ne corrigeait pas les siennes ? Mais le mal. heureux était puni par où il péchait. Sa femme, qui n'avait pas la moitié de son Age, avait plus de la moitié de ses vices, et elle lui fit la vie conjugale la plus incomparablement triste, S'il jouait si bien sur la scène le mari trompé, c'est qu'il connais. sait parfaitement ce personnage, etne cessait pas de l'être après la pièce finie. Mais qui sait combien ce rôle, léger sur le thé4. tre, était lourd à porter sous le toit conjugal ?
Or, les comédies du grand écrivain ont-elles jamais corrigé sa femme ? Hélas! nou.
On m'’objectera peut-être qu’on ne corrige jamais sa femme, Parce qu’elle semble douée, vis-à-vis de son mari, d’une force de résistance invincible. Qui sait ? peut-être va-t-on me rappeler cette ancienne fable, rajeunie par Lafontaine, qui raconte que le cadavre d’une femme noyée remonte toujours le courant de la rivière, par suite de l'habitude qu’elle a prise de son vivant d’agir au rebours de son mari!
Mais d’abord cette satire est exagérée et je la condamne. Sup. posons toutefois qu’elle contienne un grain de vérité, croit-on que Molière ait mieux réussi auprès des autres femmes, et qu’il leur ait même prêché une saine morale ? L'histoire est encore là pour répondre, et vous montre le tableau des mœurs qui suivirent, et d’où est sorti le XVIII: siècle.
Mais au moins, me dira-t-on, si le théâtre, tel qu'il était au temps de Molière et tel qu'il est aujourd’hui, ne corrige pas les mœurs, il corrige les ridicules ét perfectionne les ie EM Il
y à là du vrai ; mais encore le résultat obtenu est-il mince, et,. le plus souvent, les ridicules corrigés sont remplacés par d’autres. >
Molière, on le sait, a souvent châtié les médecins; il s’est spirituellément moqué de leur fausse science ;. mais les a-t.il corrigés et rendus plus savants ? La Faculté elle-même admettra qu'après les deux siècles de progrès qui la séparent de Molière, elle n’a pas encore pu approfondir tous les mystères du corps humain. Il paraît qu’il lui en reste encore quelques-uns à sonder, et j'imagine qu’elle aurait encore quelque peine à expliquer pourquoi la fille de Cléante était muette. Il est vrai qu'aujourd'hui ce phénomène—une fille muette—est devenu très rare.
Passons, si vous le voulez, à une autre”classe d'hommes, les avocats. Quand vous lisez aujourd’hui les Plaideurs de Racine ne vous arrive-t-il pas de dire spontanément : Oh ! comme c’est bien cela! Or pourquoi poussez-vous ce cri involontaire, si ce n’est parce que vous retrouvez encore au Palais des types comme les avocats de Racine? Sur ce chapitre vous m’en croirez peut-être, je connais les avocats, et je puis vous certifier que Racine ne les a pas corrigés. Petit-Jean et l’Intimé vivent encore, et je les entends quelquefois.
Quant au juge que le poète—qui venait de perdre un procès— a représenté dormant sur le banc, et même en bas du banc où il lui arriva de tomber, j'aurai la franchise de vous dire qu'il n’est pas mort non plus. J'ai même lu dans les journaux, il n’y a pas longtemps, qu’un magistrat américain se plaignait à son médecin d’être gravement indisposé, parce qu’il avait des insomnies à l’audience. .
Ah! lecteurs, que de ridicules, que de travers, que de vices survivent aux auteurs dramatiques les plus habiles!
Les Précieuses ridicules ne sont pas une race éteinte; les George Dandin ont engendré une postérité nombreuse; les Scapins arrivent aujourd’hui à de belles positions, surtout le Scapin politique. à . Le misanthrope finit aujourd’hui par le suicide, et dans les grandes rues de toutes les villes vous coudoyez des Harpagons, plus nuisibles à la société que celui de Molière.
Dira-t-on qu'au moins nous n’avons plus de femmes savantes ? Des femmes vraiment savantes, je le crois bien ; c'est à peine si
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nous avons quelques hommes savants, Si c'est là un progrès,
et si cela est dû au théâtre, c’est do ’ à d'étudier, nc qu'il les empêche
Mais de ces femmes savantes que Molière a ridiculisées il y en à encore; l'espèce en est seulement changée. Elles sont
aujourd'hui des femmes-hommes et elles portent culin de bas-bleus. ; he le nom mas-
Si nous avons jamais en Canada quelque fléau féminin, il nous viendra des Etats-Unis; ce sera la femme égalitaire celle qui prétend que les deux sexes sont égaux par les facultés par les droits, par la mission à remplir. Sans aucun doute l'homme et la femme sont semblables en ce sens qu'ils ont tous deux un Corps et une âme, mais ils ne sont pas égaux sous tous les rapports. Suivant la comparaison d’un spirituel écrivain un petit cercle est semblable à un grand cercle, mais ils ne ‘sont pas
égaux, et je me garderai bien de vous dire, lectrices, lequel des deux sexes est le grand cercle.
Cessons de plaisanter, et concluons en disant que le théâtre amuse, mais qu’il ne corrige pas. Sans doute, c’est un amusement intelligent et qui instruit. Sans doute, il pourrait être un puissant moyen de propagande de la vérité, s’il était autrement
fait. Mais tel qu’il est, il pervertit non seulement les cœurs mais les intelligences. :
Les fausses théories des hommes d'Etat, les idées subversives des philosophes, les doctrines socialistes, ne sont vulgarisées et ne parviennent au cœur du peuple que par le théâtre, Les révolutions sociales se font sur la scène avant de descendre dans la rue. Lorsque les plaintes, les haines et les revendications des classes populaires, personnifiées par des acteurs habiles vont et viennent sur les tréteaux, pleurent, parlent et agissent devant des milliers d'auditeurs, elles ont un retentissement que
ne peuvent avoir ni les discours des hommes d'Etat, ni même la presse avec ses mille voix,
Entrons maintenant dans la Salle de la Comédie Française- Nous. y entendrons Sarah Bernhardt, Croizette, Got, Coquelin Maubant, et tous les meilleurs acteurs de Paris, jouant les plus remarquables pièces du théâtre Contemporain, et nous pourrons dire ce qu’il vaut comme école des mœurs.
. 1 me plairait de toucher ici à la question littéraire, et de comparer l'art dramatique du X VIE siècle au théâtre moderne,